25o force commerciale.
ment d’un pont, des mesures plus sévères, que pour assurercelùi d’un canal. Lorsqu’on entreprend un nouveau canal, leseul inconvénient qui naisse de la lenteur des travaux, est deretarder l’instant où la société jouit de leurs résultats. Maistout retard apporté dans la construction ou la réparation d’unpont, entrave à la fois les routes dont il fait partie, et la voiehydraulique sur laquelle il est jeté. C’est pourquoi le législa-teur ne permet pas de commencer les travaux relatifs auxponts , avant que les actionnaires, réunissant un capital quiprésente une garantie suffisante, aient placé dans les fondspublics une partie de cette somme, pour y rester, et s’accu-muler avec les intérêts qu’un tel versement doit produire. Uncertain nombre de personnes sont désignées par l’Acte deconcession, comme curateurs de ce fonds : il doit demeureren dépôt jusqu’à l’instant où les curateurs décideront que lecapital accumulé delà sorte, répond de Fachèvement des tra-vaux. Ces curateurs sont chargés aussi de veiller à ce que lesouvrages soient terminés dans le laps de temps fixé par l’Acte.
Deux objets fort-importants à régler pour un pont, sontles péages à percevoir, et la police à maintenir.
La police du pont appartient à la C ie . concessionnaire. S’ilest situé dans une ville, la C ie . est autorisée à le faire surveil-ler par des patrouilles et des gardiens de nuit (w atchmen), àl’éclairer avec des lanternes ou par le gaz*. Si quelque individucasse les lanternes, ou s’il éteint les lumières, il paie uneamende qui croît à chaque récidive*; et se change en déten-tion aux travaux forcés, lorsque le délinquant est insolvable.
Pour les ponts, comme pour les rues et les routes, le légis-lateur confie à la vigilance du peuple, l’inspection de la voiepublique. Si la G ie . et son comité directeur négligent, en quel-
* Pour le pont de Southwark, il paie : la i re . fois, io scli. par lampe ; la 2 e . fois ,
20 sch, ; la 3 e . fois , 4° scli. > 4 e - fois, 4° sch. ; alors, il est en outre mis en prison.