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VOIES PUBLIQUES. 263
Observons que les Voussoirs ont, dans le sens de leurs joints , une largeurplus grande vers la naissance qu’à la clef. Ainsi le voussoir le plus bas , celuiqui supporte tous les autres, a de largeur a mèt *,44 5 tandis que celui qui formela clef, n’a que i mèt -,83 de largeur.
Les différents voussoirs d’une même ferme ne se touchent pas immédiate-ment, et c’est encore ici que M. Rennie s’est écarté des méthodes reçues , ensuivant un système très-digne d’être remarqué. Des plaques en fer, transver-sales , ayant même épaisseur et même largeur que les voussoirs qu’elles isolent,traversent à angle droit toutes les fermes : il y en a autant que de joints entreles voussoirs d’une ferme. Deux autres plaques transversales sont placées à lajonction des voussoirs et des piles ou culées qui portent l’arche.
Les voussoirs afin de s’unir avec les traverses ont, à leur face de joint, unpetit renfort oblique d’un coté , et quarré de Fautre. Ce renfort s’emboîte dansune queue d’hyronde composée de la large face plate de la traverse, et de deuxautres renforts coulés d’ùn même jet avec cette pièce. La queue d’byrondeest plus grande que la longueur totale présentée par la face de joint du vous-soir, augmentée de ses deux renforts. L’espace excédant, plus large en hautqu’en bas , est rempli par une longue clef de fer battu, qu’on y enfonce commeun coin ; ce qui rend le système parfaitement fixe. — Les deux voussoirs dela même ferme , qui correspondent, l’un au-dessus , l’autre au-dessous d’unetraverse , ont leur renfort quarré du même côté : ces renforts quarrés et latraverse sont, après leur assemblage , percés de part en part pour recevoirà distances égales , quatre chevilles à écrou. — Afin de maintenir dans leurposition les voussoirs des fermes extérieures d’amont et d’aval , les traversessont terminées à leurs extrémités par un bourrelet demi-circulaire, formantintérieurement le côté des queues d’hyronde extrêmes. Il n’y a point de vispour maintenir dans leur position les voussoirs de la première ferme d’a-mont et d’aval.
Les traverses sont allégées entre les fermes consécutives , par de grandsjours quarrés , un peu arrondis aux quatre angles. Chacune d’elles est couléeeü deux pièces unies alternativement > entre la troisième et la quatrième ferme,entre la cinquième et la sixième. Leur assemblage est fait au milieu des côtéssupérieur et inférieur du qüarré à jour qui correspond à l’un ou à l’autre deces intervalles : c’est l’assemblage connu des menuisiers sous le nom de traitde Jupiter. Deux chevilles à écrou , de chaque côté du trait, consolident cetassemblage. Ce système résiste avec force aux déformations dans un sensparallèle ou perpendiculaire au fil de l’eau; il résiste aux déformationsobliques j par des pièces diagonales» La seule inspection de la figure fait voir
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