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des travaux. Ces pieux et tous ceux des batarde^u,x ont ensuite été enlevés.
On battait d’abord les pilots de manière à figurer les trois octogones, avecautant de plein que dé vidé, suivant Le contour de chaque octogone. Ensuiteon enchâssait, avec force, de nouveaux pilots dans les intervalles des pre-miers. On a donc formé de la sorte trois files jointives dont on a rempli lesintervalles avec de la terre assez graveleuse. Une machine à vapeur de Wattet Boulton , du pouvoir de i 4 chevaux , fut installée sur la rive gauche de laTamise , pour transmettre le mouvement à des pistons de pompes aspiranteset foulantes, établies en dedans des batardeaux : le mouvement alternatif étaittransmis sur un échafaudage allant du rivage aux deux piles.
Pour bâtir les culées, on a de même construit en avant de chacune d’ellesun batardeau ; épuisé les eaux ; puis préparé le terrain , auquel on a donnéune pente de 2 mètres sur i5 , en allant vers le milieu du fleuve. On a plantéles pilots de la culée perpendiculairement à cette pente. Surla plate-forme encharpente qui couvre la tête de ce pilotis , on a commencé de poser des assisesen pierre de Portland , dirigées suivant des plans de plus en plus inclinés versle milieu du fleuve , et jointes l’une avec l’autre par des dés , qui les empêchentde glisser vers le fleuve en vertu de leur poids. Le plan de l'assise la plushaute s’est trouvé de la sorte perpendiculaire à la naissance de l’arche, et parconséquent dans la direction la plus avantageuse pour soutenir la pression dupremier voussoir. Chaque culée percée dans sa longueur, par une porte enplein cintre , avec un arceau renversé , a de largeur totale > 24"' et ,3g.
Structure des arches. Chaque arche est composée de huit fermes que lesAnglais appellent côtes ( rihs ). Toutes ces fermes sont pareilles et de mêmedimension ; elles sont plates , verticales et dirigées perpendiculairement aucours de l’eau. Chaque ferme présente deux parties bien distinctes; une pre*mière est massive et dessine le contour inférieur, c’est le cintre de l’arche ;une seconde partie, à claire-voie , règne depuis le cintre jusqu’à la plate-forme de la route du pont : c’est le tympan.
Les voussoirs de fer n’ont que 6 centimètres d’épaisseur ; ainsi pour huitfermes , ils équivalent à un cintre massif de 4 $ centimètres de largeur ; cequi sans doute n’est point trop pour soutenir un pont large de i5 met , 4 i.
Les voussoirs sont fortifiés par des rebords d’un décimètre d’épaisseur. Ilsprésentent par ce moyen une plus grande surface de joint, pour résister auxpressions verticales; mais surtout une bien plus grande solidité contre toutchoc latéral. Enfin , la déformation des voussoirs, par les variations de tem-pérature , ne saurait avoir d’autre effet que d’augmenter ou de diminuer unpeu la flèche de l’arche ; il paraît impossible qu’elles brisent des masses de fer,si considérables et si judicieusement disposées.