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An lieu de parapet, le capitaine Brown adopte un grillage dont les lo-zanges ont i5 centimètres de côté. Pour garantir de tout accident les piétonset même les cavaliers, on donne à ce parapet i mfet ',52 de hauteur.
Revenons aux chaînes : leur longueur est nécessairement plus considérableentre les points d’appui, que l’ouverture même du pont, entre les culées. Ellesont i33 mèt -,33 de longueur entre les points de support, quoique la distancedes culées égale seulement i09 mèt, ,74. L’angle formé par la direction deschaînes avec la verticale , aux points de suspension , égale 78 °. Le poids dechaqtie chaîne avec les barres de suspension , les boulons , les chaînons , etc. ,est d’à peu près 4°7 kilogrammes. Les douze chaînes et toutes les parties enfer que contient le pont, pèsent ensemble 5,836 kilogrammes.
Ce qu’il y a de plus avantageux dans le système du capitaine Brown, c’estque toutes les parties des chaînes de .suspension, des suspensoires et desplanchers , peuvent se démonter séparément 5 on les change , au besoin, sanséchafaudage et sans interrompre le passage des piétons et des voitures. Lafig. 5, PI. VI, représente, dans sa demi-longueur, l’appareil employé pourchanger une barre dans une chaîne de suspension. La fig. 6 représente quelquesdétails d’assemblage , expliqués dans le brevet d’invention du capitaine Brown.
Il faut parler maintenant du système de maçonnerie employé pour soutenirle pont : il est dû à M. J. Rennie. Du côté de l’Angleterre , la pile qui sup-porte les chaînes est adossée à la roche escarpée qui borde la rivière $ ellen’a guère plus de 6 mèt ,io de hauteur. Quanta ses autres dimensions, elleest égale à la pile isolée *. Cependant la route ne traverse que cette dernière **;elle fait un retour parallèle au fleuve, en avant de l’autre pile.
Les paires de chaînes traversent la maçonnerie des piles dans des ouver-tures qui sont à six décimètres l’une au-dessus de l’autre. Elles courent surdes rouleaux *** dont les essieux sont portés par des massifs de fer, encastrésdans la maçonnerie. En cette partie , chaque chaîne , au lieu d’être forméeavec des barres longues de 4 mèt , $ 7 , l’est avec des chaînons très-courts, pareilsà ceux de la chaîne qui s’enroule.sur le barillet d’une montre. Cette structurelui permet de courir sur les rouleaux , sans éprouver aucune distorsion.
Une des parties les plus difficiles , dans l’exécution des ponts suspendus, est
* La pile isole'e a i8 m ^-,3o de hauteur. Sa forme est celle d’un pylône égyptien; c’est-à dire ,d’un vaste tronc de pyramide. Elle a o m èt-,3o d’épaisseur mesure'e dans la direction longitudi-nale du pont ; elle a de largeur, au milieu de sa hauteur. Dans sa partie inferieure ou
soubassement, la pile est quarrée, sur une hauteur d’environ 3 m èc,o5. A partirdô cette hauteur,la surface du mur prend une pente d’un douzième.
** L’arcade qui traverse cette pile a 3 m è l -,6S de largeur, sur de hauteur.
*** Sur la pile qui est du côte de l’Angleterre, au lieu de rouleaux on a placé des plaquesde fer coule', encastre'es dans la maçonnerie.
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