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VOIES PUBLIQUES. 27 $
la fixation de l’extrémité des chaînes sur leurs points d’appui définitifs. Carla tension soufferte par ces chaînes étant extrêmement considérable, il fauttrouver des moyens à l’épreuve des efforts les plus puissants.
Apres avoir traversé la maçonnerie , chaque chaîne descend jusqu’au ter-rain ; dans cette dernière partie , elle se compose de longues barres , unies pardes boulons et des maillons doubles , comme la portion de chaîne qui sert àsuspendre le pont. Les chaînes de retour se prolongent jusqu’à ^ mi;t, ,5o sousterre j là , elles traversent d’énormes masses de fer coulé *, de figure quarrée ,sous lesquelles elles sont retenues par de forts boulons de fer , d’une formeovale. Le dessus des masses de fer est chargé de pierre et de terre jusqu’au ni-veau de la route. Pour que les.chaînes cédassent, il faudrait donc que toutesles pierres et la terre , portées par ces masses métalliques, dans une profon-deur de y raet -,5o , fussent arrachées du terrain qui les environne : ce qui nesaurait arriver.
Du côté de l’Angleterre , les larges masses de fer destinées à servir d’arrêtà l’extrémité des chaînes (aulieu d’être enterrées sous le sol, comme du côtéde l’Ecosse ) sont au-dessus du niveau des fondements de la pile. On les aposées dans une situation presque verticale, et qui correspond avec la direc-tion de l’effort des chaînes. Une arche horizontale , dont les pierres sont en-châssées dans le roc, sert à maintenir ces plaques dans leur vraie position.
Après le capitaine Brown et M. Telford , M. Brunei a con-struit des ponts suspendus 5 il en a disposé les éléments avec cetesprit de perfectionnement et d’invention, qui caractérise tousses travaux. En 1823, il a fait fabriquer à Slieffield les piècesen fer de deux ponts destinés pour file de Bourbon **. L’unet l’autre devaient être as^sez solides pour résister à ces ouragansimpétueux qui déracinent les arbres et engloutissent les vais-seaux , par des coups de vent qui produisent d’énormes pres-sions , non-seulement dans le sens horizontal, mais dans la di-rection verticale et, tour-à-tour, de bas en haut et de haut enbas. M. Brunei obtient cette grande résistance (Voyez PL VII,
* Ces masses ont i mèt -,83 de longueur, et de largeur; elles ont i3 centimètres
d’épaisseur au centre, et seulement 6 centimètres sur les bords.
** Je dois exprimer ici ma reconnaissance envers M. Sganzin, inspecteur général destravaux civils de la marine française, pour la communication qu’il a bien voulu mefaire des beaux plans composés par M. Brunei .