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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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VOIES PUBLIQUES. ^85

MM. Seguin d’Annonay ont les premiers, en France ,exécuté des ponts suspendus. Ils se contentent de fils de fer,

les anciens constructeurs figuraient, à bord des vaisseaux , la courbure longitudinaledes ponts; mais M. Navier n’avait aucune connaissance de cette antériorité.

Un élément essentiel à connaître est l’allongement pris par des barres de fer, lors-qu’on leur fait subir une tension plus ou moins considéi’able, mais qui cependant neTest pas assez pour altérer leur adhésion moléculaire et leur structure intérieui’e.

D’après les expériences de M. Duleau , nous savons qu’une vei’ge de fer s allongede o,ooo.o5o, valeur moyenne de sa longueur, quand elle est soumise à la tension de2 kilogrammes par millimètre quai’ré de sa surface. Les différences d’allongementont été comprises suivant les diverses espèces de fer, entre les limites 0,000.008 et0,000.062, dont la moyenne est 0,000.o5o.

M. Auguste Pictet, correspondant de l’Académie , a fait des expériences sur le rac-courcissement du fer foi’gé, et il a trouvé que ce l’accourcissement, pour une pressiond’un kilogramme par millimètre quarré , était de 0,000.076.

Un mode ingénieux de vérifier l’allongement du fer par les forces qui le sollicitentdans le sens de sa longueui’, est celui qu’on peut déduire de la vitesse du son, dans cemétal. M. Duleau trouve que cette vitesse doit être de 5.oi8 mètres par seconde.M. de Laplace a démontré que les expériences de Chladni concordaient avec celles deBorda, sur l’élasticité du cuivre, pour donner au son jiropagé par ce métal, une vitessede 3 597 mètres par seconde. Or, d’après les expériences de Chladni, la vitesse du sondans le cuivre est à sa vitesse dans le fer forgé : : 12 : r6{; et 12 : 16-f : : 3.597, : 4.997,quantité qui diffère très-peu du nombre 5.oi8 trouvé par M. Duleau. C’èst ainsi quela physique et le calcul se réunissent pour vérifier des mesures dont l’extrême difficultépourrait laisser quelques doutes quant à leur exactitude.

„ D’après les expériences de M. Duleau, on peut faire éprouver au fer un allonge-ment de 0,000 .65 par mètre, sans altérer l’adhésion moléculaire; allongement quicorrespond à 10 ou i3 kilogrammes de charge, suivant la nature des fers en barre.Telle est la limite qu’il ne serait pas prudent de dépasser dans les tensions les plusfortes auxquelles doivent être soumis les éléments des ponts suspendus. Si l’on setient dans ces limites, l’élasticité du fer ayant toute son énergie, raccourcira lesbarres employées, dès que les tensions diminueront. Ce raccourcissement plus oumoins prompt, fera Reprendre aux ponts suspendus la figure qu’ils avaient avant lepassage de chaque voiture, ainsi qu’avaüt des changements sensibles de température,aussitôt que le thermomètre reviendra au même degré de chaleur.

Il importe d’examiner les avantages et les inconvénients de l’emploi du bois, pourla construction des chaînes destinées à soutenir le plancher des ponts. D’après lesexpériences de M. Barlow, citées par M. Navier, il faut un effort de 8 tllo ?-,4 par mil-limètre quarré de la section transversale , afin de rompre le sapin ; tandis que 7 kilo-grammes suffisent pour rompre le chêne. Au lieu de ces valeurs, M. Rondelet a trouvé