VOIES PUBLIQUES, 289*
précède immédiatement la rupture. Ce premier allongement j:qui suffit pour que lesfils soient susceptibles dé rendre des sons , peut aller, valeur moyenne, à rqooÿû de làlongueur primitive du fil simplement tendu à la main; et du double, dit le: colonelDufour, s’il y a un grand nombre de fils réunis en faisceau. Ce qui ferait un allonge-ment total de 0,0i5 depuis l’état libre jusqu’à la rupture. Lé dernier allongementdont nous venons de parler, doit disparaître dans l’établissement des ponts suspendus,par l'effet des charges habituelles ; il faut l’évaluer d’avance avec exactitude, et faired autant plus courts les deux faisceaux de fils employés comme câbles de suspensionou comme suspensoires.
Le colonel Dufour s’est occupé des moyens de replièr et d’attacher ensemble lesbouts des fils, sans qu’aux points d’attache , la force des fils soit diminuée. Cette forcereste entière toutes les fois que les fils, pour être repliés sur eux-mêmes , font retoursur un boulon qui n’ait pas moins de 4 centimètres de diamètre.
Un moyen d’attache reconnu pour très-bon par le colonel Dufour, consiste à plieren hélice allongée les deux bouts de fil qu’on veut unir, comme pour en former unecorde à deux fils ; puis à les recouvrir par une garniture en fil recuit, comme on lefait pour les épissures de cordages employés au gréement des vaisseaux. Les fils as-semblés ainsi cassent partout ailleurs qu’à leur assemblage.
Il suffit, sans plier en hélice les deux parties de fil mises ensemble , de les poser enligne droite l’une à côté de l’autre, et de garnir dessus avec un fil recuit, dans unelongueur de 25 millimètres; cependant on fera bien, pour plus grande sûreté, dedonner 5o millimètres de longueur à la ligature. Cette ligature doit être faite avec unfil de fer déjà étiré; quand on la défait, on voit sur la partie des fils qu’elle recou-vrait , une légère empreinte en spirale, produite par la pression de l’attache, et quien explique la résistance.
Sans étirer un fil de o ,niUim ® l> ,85 et en le frottant d’huile, le colonel Dufour a remar-qué que le fil employé pour ligature ne cède pas dans l’épreuve de la rupture des filsassemblés. Cela démontre qu’on peut employer toute espèce de vernis, sans craindreque les ligatures ne se défassent, quelque tension que supportent les fils assemblés.
Il ne suffit pas de connaître à quelles tensions insensibles les fils résistent avant larupture ; il faut connaître l’effet des chocs brusques. C’est ce qu’a fait le colonelDufour, au moyen d’expériences dont nous présentons les résultats dans un tableau.
Blupture des fils par des tensions et des chocs combinés.
DIAMÈTRE
du fil ,
TENSION
constante.
POIDSpourromprechaque fil.
HAUTEUR
de
sa chute.
VITESSE
acquise
par
la chute.
QUANTITÉ
de
mouve-
ment.
Fil de la Ferrière. . .
4 de la tension qui
tilog.
ceatimèt.
centimèt,
328,5
produit la rupture.
I 0
35
3,285
Fil de Saint-Gingolf.
4 de la tension. . .
IO
9 5
432
4,320
I.
4 idem .
2
10
1 38
520
3 7
5,200