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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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VOIES PUBLIQUES, 289*

précède immédiatement la rupture. Ce premier allongement j:qui suffit pour que lesfils soient susceptibles rendre des sons , peut aller, valeur moyenne, à rqooÿû delongueur primitive du fil simplement tendu à la main; et du double, dit le: colonelDufour, sil y a un grand nombre de fils réunis en faisceau. Ce qui ferait un allonge-ment total de 0,0i5 depuis létat libre jusquà la rupture. dernier allongementdont nous venons de parler, doit disparaître dans létablissement des ponts suspendus,par l'effet des charges habituelles ; il faut lévaluer davance avec exactitude, et faired autant plus courts les deux faisceaux de fils employés comme câbles de suspensionou comme suspensoires.

Le colonel Dufour sest occupé des moyens de replièr et dattacher ensemble lesbouts des fils, sans quaux points dattache , la force des fils soit diminuée. Cette forcereste entière toutes les fois que les fils, pour être repliés sur eux-mêmes , font retoursur un boulon qui nait pas moins de 4 centimètres de diamètre.

Un moyen dattache reconnu pour très-bon par le colonel Dufour, consiste à plieren hélice allongée les deux bouts de fil quon veut unir, comme pour en former unecorde à deux fils ; puis à les recouvrir par une garniture en fil recuit, comme on lefait pour les épissures de cordages employés au gréement des vaisseaux. Les fils as-semblés ainsi cassent partout ailleurs quà leur assemblage.

Il suffit, sans plier en hélice les deux parties de fil mises ensemble , de les poser enligne droite lune à côté de lautre, et de garnir dessus avec un fil recuit, dans unelongueur de 25 millimètres; cependant on fera bien, pour plus grande sûreté, dedonner 5o millimètres de longueur à la ligature. Cette ligature doit être faite avec unfil de fer déjà étiré; quand on la défait, on voit sur la partie des fils quelle recou-vrait , une légère empreinte en spirale, produite par la pression de lattache, et quien explique la résistance.

Sans étirer un fil de o ,niUim ® l> ,85 et en le frottant dhuile, le colonel Dufour a remar-qué que le fil employé pour ligature ne cède pas dans lépreuve de la rupture des filsassemblés. Cela démontre quon peut employer toute espèce de vernis, sans craindreque les ligatures ne se défassent, quelque tension que supportent les fils assemblés.

Il ne suffit pas de connaître à quelles tensions insensibles les fils résistent avant larupture ; il faut connaître leffet des chocs brusques. Cest ce qua fait le colonelDufour, au moyen dexpériences dont nous présentons les résultats dans un tableau.

Blupture des fils par des tensions et des chocs combinés.

DIAMÈTRE

du fil ,

TENSION

constante.

POIDSpourromprechaque fil.

HAUTEUR

de

sa chute.

VITESSE

acquise

par

la chute.

QUANTITÉ

de

mouve-

ment.

Fil de la Ferrière. . .

4 de la tension qui

tilog.

ceatimèt.

centimèt,

328,5

produit la rupture.

I 0

35

3,285

Fil de Saint-Gingolf.

4 de la tension. . .

IO

9 5

432

4,320

I.

4 idem .

2

10

1 38

520

3 7

5,200