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48 FORCE COMMERCIALE.
amenées du bord des quais aux portes d’entrées de ces caves, et reçues l’uneaprès l’autre sur un petit chariot, lequel, pour parcourir un chemin de ferincliné , a ses deux roues de derrière fort-grandes , comparativement à cellesde devant. La caisse du chariot est simplement formée d’un croissant à droiteet à gauche, pour recevoir les barriques.
Un contre-poids , assez fort pour l’emporter sur le poids du chariot vide ,est assez léger pour être emporté par le chariot chargé d’une barrique. Un cli-quet permet .d’arrêter le mouvement, quand le chariot est en haut. On roulela barrique , jusque sur les bras de fer du chariot, puis on lâche le cliquet 5aussitôt le contre-poids est soulevé, et la pièce descend d’elle-même. Au niveau,du sol de la cave, est une trappe assez large seulement pour que le petitchariot y passe , mais dont les bords sont assez rapprochés pour retenir lesdeux bouts de la barrique , laquelle avec son mouvement acquis roule dansla cave , et s’avance, aidée par le plus léger effort d’un ouvrier qui la dirige.En même temps le chariot, que son mouvement acquis avait porté un peuplus bas dans la trappe , remonte de lui-même par l’effet du contre-poids.Une manivelle et un engrenage fournissent la force nécessaire pour aider lecontre-poids à remonter les barriques.
Je donne ici des détails qui peuvent, au premier abordssembler minutieux. Mais, qu’on ne s’y trompe pas, c’est parle soin mis à perfectionner les moindres opérations, que Tonparvient, en Angleterre , à produire les plus grands résultats ,dans le temps le plus court et parles voies les plus économi-ques. Cet esprit des améliorations secondaires est celui que jevoudrais voir d’abord introduire dans tous nos arsenaux, etdans tous nos établissements d’industrie privée, pour arriver,avec l’aide du temps, aux améliorations du premier ordre.
Aux Docks des Indes occidentales, on avait établi deschemins de fer sur les quais, comme au Dock-de-Londres.On a trouvé que ces çhemins gênaient la circulation 5 on les asupprimés, et remplacés par de larges dalles de pierre unies etbien jointes, sur lesquelles le frottement des roues est peu con-sidérable. Il y a donc au milieu du pavé, une double rangéede dalles, dirigée parallèlement à l’arête du quai, le long desmagasins. Vis-à-vis de chaque grue placée au bord du quai,