CÔTES ET PORTS. 49
une double rangée de dalles conduit directement à la portedes magasins et à la rampe de leurs caves.
Les grues, extrêmement fortes, sont en fer coulé. La chaîne qui sert àlever les fardeaux, après avoir fait retour sur le rouet qu’on place au becde la grue, descend appuyée sur des rouleaux , et se cueille sur un premiercylindre horizontal. Ce cylindre porte une roue dentée ,-laquelle s’engrèneavec un pignon porté par un axe également horizontal qui, lui-même, porteune roue dentée engrenant sur le pignon d’un troisième axe que fait directe-ment mouvoir la manivelle. Une roue sans dents , fixée sur ce dernier axe ,est garnie d’un frein mis en action par un petit levier en fer.
La partie la plus intéressante de ces grues, p’est le moyen pratiqué pourrendre plus ou moins grand le rapport de la puissance à la résistance , suivantqu’on doit élever des fardeaux plus ou moins considérables : cette disposition,qui permet d’employer un nombre constant d’ouvriers, prévient les pertesde temps, et les accidents qu’il est difficile d’éviter avec des aides novices.
Pour changer le rapport entre la puissance et la résistance , le second axeporte trois roues dentées, qui sont isolées et dont les diamètres sont demoins en moins grands. A ces trois roues dentées correspondent trois pignonsfixés sur le troisième axe ; le diamètre des pignons croît comme celui desroues diminue, enfin les distances entre les pignons sont calculées de cettemanière : i°. en poussant le moins possible le second axe , dans le sens de salongueur, sa première roue dentée engrène dans le premier pignon : lesautres roues restant désengrenées ; a 0 , en poussant d’une certaine quantité lemême axe , sa seconde roue vient s’engrener avec le second pignon; tandisque la première roue se dégage du premier pignon, la troisième roue étantlibre encore ; 3 °. en poussant cet axe le plus possible, la seconde rouedésengrène , la première reste libre , et la troisième seule s’engrène avec letroisième pignon.
Pour maintenir la communication du mouvement 'dans un des engrenagesvariés ainsi , le premier axe présénte trois ou quatre bourrelets quarrés dontles distances sont égales aux distances des trois roues. Un levier de fer, mobileautour d’un point fixe, offre un creux en demi-cercle ( comme la susbandedes tourillons d’un canon) de même diamètre que le fer de cet axe entre lesbourrelets. Ce levier peut s’élever et s’abaisser dans un plan vertical, per-pendiculaire à l’axe qu’il doit croiser, parce qu’il tourne sur une charnièrehorizontale. Lorsqu’une des trois roues du premier axe est engrenée sur sonpignon, on baisse le levier dont la partie creuse vient emboîter avec préci-sion le dessus de l’axe, entre deus des bourrelets.
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