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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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CÔTES ET PORTS. ' 63

rivière, est riche et commerçante. Elle compte 4?ooo habi-tants. Elle possède un chantier et un arsenal de marine mi-litaire 5 mais, depuis les perfectionnements apportes aux grandsarsenaux de l’état, le gouvernement n’y fait plus que des ra-doubs urgents , en temps de guerre. Des bains chauds et froidsd’eau de mer et d’eau minérale artificielle, la pêche, la construc-tion des navires marchands, voilà ses ressources principales. Sabaie , formée des bassins que présentent la Stour et l’Orwell,est sûre et spacieuse. Enfin, son port est le point de départet d’arrivée des paquebots destinés pour la Hollande et laBelgique. C’est surtout lors de la lutte entre les Anglais et lesBataves , que la baie d’Harwich était d’une grande importancemilitaire. Plus d’une fois on a vu, durant cette lutte acharnée,cent bâtiments de guerre et trois cents navires de commercemouillés, en même temps, au sein de ce golfe qui peut recevoirdes vaisseaux de ligne.

Eh face d’Harwich , est le fort de Landguard qui commandeà l’entrée de la baie, et près duquel se trouve la seule passenavigable pour des bâtiments d’un grand tonnage : lorsque lamer est haute, il est de tous côtés environné par les eaux.

L’Orwell qui débouche dans la mer, en avant de ce port, estnavigable pour de grands navires , jusqu’à Ipswich, ville de17,186 habitants. Le port d’Ipswich était presque comblé parles alluvions du fleuve ; mais un Acte du parlement, obtenudepuis peu d’années, a fait entreprendre des travaux propresà le rendre d’un sûr et facile accès. Ipswich possède un collège,quatre écoles de charité et une bibliothèque formée par dessouscriptions volontaires. Durant la dernière guerre, on a bâti,près de cette ville , des casernes pour dix mille soldats.

Une C‘ e . autorisée par les Actes 33 et 43, Geo. III, a rendul’Orwell navigable depuis Ipswich jusqu’à Stowmarket, ouIon fabrique beaucoup de cordages pour la marine marchande.