64 FORCE COMMERCIALE.
Au nord de la baie d’Harwich , laDeben se jette dans la mer,à Félix-Stow; elle est navigable dans une étendue de 16 kilo-mètres , jusqu’à Woodbridge, ville de 4 ? 000 habitants , quipossède plusieurs chantiers de construction.
En revenant sur la côte, et continuant notre route, noustrouvons les deux petites rivières Aide et Blvth, navigables seu-lement jusqu’à quelques milles au-dessus de leur embouchure -Orford, près de l’embouchure de l’Aide, était autrefois unport florissant; il est détruit par un barrage et des alluvions.Aldborougb, située pareillement sur l’Aide, était une ville ro-maine où l’on trouve beaucoup d’antiquités ; comme Orford ,elle est tout-à-fait déchue de sa splendeur. %
Southwold, bâtie à l’embouchure de la Blyth, possède uncommerce étendu, dont l’objet principal est la pèche et le selmarin; sa population est de 1,676 âmes. Un canal parallèleà la Blyth et long de 14 7 kilomètres, va de Southwold àHalesworth, qui contient 2,166 habitants.
En avançant vers le nord, remarquons la position pitto-resque de Lowestoff, ville érigée sur le promontoire le plusavancé vers l’orient, de toute la côte britannique , et connuedes navigateurs par le phare qu’on y a bâti *. La beauté dusite l’a fait choisir pour une place de bains durant l’été. C’estla pêche de la morue dans le nord, et du hareng dans lesmers plus voisines , qui forme la principale richesse de cetteville : elle comptait 3,675 habitants, en 1821. Durant laguerre de~î778 , on a construit deux forts, l’un au sud , l’autreau nord de Lowestoff.
Nous arrivons à Yarmouth , port admirablement placé pourfaire communiquer la navigation maritime du nord de l’Eu-rope avec la navigation intérieure du comté du Suffolk . La
* En hyver, la côte que nous parcourons maintenant est fort-dangereuse ; elle estéclairée par des phares nombreux, établis aux endroits les plus essentiels.