CÔTES ET PORTS. 67
portion gardée, beaucoup moins peuplé que le bassin de làTamise . Mais la nature présentait des difficultés extraordi-naires, à la culture et à l’habitation d’une contrée en grandepartie couverte par des eaux stagnantes et malsaines. Il a fallu,dès le moyen âge, demander à la Hollande, toutes les res-sources de son industrie , pour soustraire ce territoire auxinondations, et reconquérir des plaines submergées tour à tourpar la mer et les fleuves. La grande masse des eaux dont ona dirigé le cours^ au moyen de ces travaux, a permis d’établirune foule de lignes navigables qui contribuent puissammentau bien-être du pays.
Pour décrire avec ordre le bassin marécageux dont le golfedu Wasb est, comme son nom l’indique > la sentine ou l’é-gout, regardons ce golfe comme un centre et tournons pardegrés, de l’orient au midi, à l’occident, et au septentrion.
Lynn-regis * offre le premier port important qu’on trouveau sud-est du Wasb. Cette ville, qui compte 12,2 53 habitants,est bâtie au confluent de la Lynn et de la Grande-Ouse; ellefait un commerce extérieur considérable, beaucoup de caho-
* Lynn-regis est ainsi nommée pour la distinguer de plusieurs villages appelés aussiLynn, et tous situés dans le Norfolk .
Avant de quitter ce comté, jetons un coup d’oeil sur le système des grandes routesqui le traversent ainsi que le comté de Suffolk . Trois routes de premier ordre partentde Londres et traversent ces deux provinces : la route de l’est conduit aux villes ma-ritimes , par Clielmsford, Colchester, Ipswicli, Yarmouth et Norwich. D’Ipswich unembranchement intérieur conduit à Harwich. La route du centre passe à Newmarket ,ville célèbre par ses courses de chevaux; elle se prolonge jusqu’à la mer, au nord dela ville de Grand-Walsingham. Enfin la route du nord passe à Cambridge , à Ely, àLynn ; elle suit lès bords de la mer, sur la côte orientale du Wasb , jusqu’à Burnliam.
Des routes transversales unissent Norwich , Newmarket etCambridge; Tpswicb, Bury-Saint-Edmond et Ély; enfin Lynn et Norwich, par Thetford , Brandon et Mildenhall.
Il est remarquable que l’intérieur des comtés d’Essex, de Suffolk et de Norfolk neprésente pas un canal de navigation. Celui de Londres-et-Cambridge sera le seul quitouche à ces provinces ; avec a navigation de la rivière Lea, il formera, depuis Lynnjusqu’à Londres , la limite orientale de la navigation artificielle de l’Angleterre.