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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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CÔTES ET PORTS. 7$

manufacturière y fleurit : on y trouve des fabriques de savon ,des raffineries de sucre et d’huile de poisson, des fonderieset des lamineries de fer , de plomb, etc. Avec tous ces moyensde prospérité, la population de Hull s’élevait à 3 1,4.2 5 habi-tants , lors du dernier cens.

L’ancienne ville n’a qu’un petit nombre de rues qui soientlarges et droites ; mais la partie neuve, bâtie en dehors desanciens remparts, est bien percée, bien construite et d’unepropreté remarquable, pour un port de mer.

Un premier rempart s’étendait à l’orient, en avant de larivière Hull, à partir du Humber. Trois autres fronts pres-que droits achevaient à l’occident, au sud et au nord, le qua-drangle assez régulier, qui formait l’enceinte de l’ancienneville. Toutes ces fortifications sont rasées. Le front en avantde la Hull est remplacé par une petite citadelle. C’est un forttriangulaire qui présente un rentrant à deux faces, au saillantde chaque bastion ; une batterie respectable, du coté de la mer ;des magasins d’artillerie et du génie, des casernes, etc., en oc-cupent l’intérieur; il n’est gardé que par quelques invalides.

L’embouchure de la Hull est protégée par une jetée qui faitle coude , et qui part d’un des saillants de la citadelle.

Le front qui bordait la baie du Humber , au midi cle laville, est maintenant un quai d’une forme assez irrégulière.

Sur l’emplacement des deux derniers fronts de fortifications,du coté de la terre, on a creusé deux Docks beaucoup plus

de la tanner. Les tanneurs de Hull se refusèrent à cette opération , en disant qu’ilsn’étaient pas faits pour salir leurs cuves avec des peaux de poisson : c’eût été déroger !Standidge trouVa , dans l’intérieur des comtés adjacents , des tanneurs moins cha-touilleux sur la noblesse de leur état. Bientôt lui et sa famille portèrent des souliersde veau marin. Il enrichit à la fois son pays d’un nouvel art et d'un nouveau produit.Les peaux de veau marin , qn’on ne vendait que 3o à &o centimes , acquirent unevaleur de 6 à 7 francs la pièce : c’est maintenant une branche intéressante de revenus,et pour les particuliers et pour le trésor public. La pèche du Groenland , ravivée parStandidge , prit dès lors un grand essor.