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dans le ciel, et qui permet a des navires d’un assez fort-tonnage ,de passer sous la voûte, leurs voiles de hune déployées, tan-dis que d’énormes chariots sont traînés par des chevaux, sursa route aerienne ; un nombre immense de vaisseaux en char-gement ou en déchargement, vers l’une et l’autre rive ; lesarrivages du fleuve, si la marée descend ; ceux de la mer ,si elle monte ; des fabriques variées, établies , les unes aubord de l’eau, les autres à mi-côte; des routes en fer qui con-duisent aux embarcadères, les chariots chargés de charbonou de pierre à chaux: enfin, deux villes somptueuses quicouronnent ce magnifique amphithéâtre ! Un pareil tableauprésente le rapprochement le plus extraordinaire, entre lesbeautés agrestes d’une nature fortement accidentée, et les tra-vaux d’une industrie ingénieuse et puissante.
Le Wear n’est pas, comme leHumber, un de ces fleuves
tous ces rectangles est bout à bout avec une diagonale précédente et une suivante : cequi présente deux lignes résistantes continues, qui se croisent dans le cintre , d’amonten aval, et d’aval en amont.
Après avoir bien consolidé la voûte à jour formant l’arcade du pont, il a fallu songerà la partie qui porte la route. Cette route n’est pas rectiligne : elle est à dos d’âne , dansle sens de la longueur, comme dans le sens de la largeur. Entre les pièces de fer lon-gitudinales qui supportent cette route et la voûte à jour, on a placé d’abord , à partirde la culée, quatre cerceaux en fer, qui se touchent consécutivement, et qui sontaussi tangents à la voûte et aux supports longitudinaux immédiats de la route. Depuisle plus petit de ces cercles jusqu’à la clef de la voûte , on a fortifié l’espace qui seprésente en dessous de la route , par des arcs de cercle adossés deux à deux et venantaboutir, sous un angle plus ou moins approché de l’angle droit, contre les deux lignesqui les limitent. Des plaques de fer, recouvrant à la fois chaque cercle et l’extrados dela voûte , sont fixées à ces pièces par de solides chevilles à écrous.
Les cercles consécutifs sont liés , à leurs points de contact, par des traverses de ferallant d’un côté du pont à l’autre. De semblables traverses réunissent également lapartie supérieure des cercles avec les barres longitudinales qui supportent la charpentede la route.
Quelque temps après la construction de ce pont, on a cru devoir le fortifier avecdeux énormes plates-bandes de fer, qui vont de l’angle d’amont d’une culée à l’angled’aval de l’autre , et sont fixées sur l’extrados du cintre. Ce pont m’a paru dans l’étatde conservation le plus parfait, chose que niaient ses nombreux détracteurs.