9$ FORCE COMMERCIALE,
de la partie orientale de l'Angleterre et de l’Ecosse , sont entreelles comme 61 est à 17 !... La partie la plus fertile de l’Ecosseorientale, qui comprend les bassins du Forth et du Tay,n’égale pas même, en population moyenne, la partie la plusstérile de l’Angleterre orientale. Enfin , la contrée la pluspauvre de l’Ecosse est, à surface égale , cinq fois moinspeuplée que le Northumberland , et dix-neuf fois moins quele bassin de la Tamise ! Il faut expliquer ces grandes dis-proportions.
Si nous exceptons une province voisine de l’Ëcosse , la coteorientale de l’Angleterre est généralement fertile. Au con-traire , La majeure partie du territoire écossais est perdue pourl’agriculture, et ne présente que des rocs mis à nud par lamain du temps, ou des landes dont le sol est une tourbe sté-rile. D’ailleurs, ce pays étant plus rapproché du pôle , souclimat est bien moins favorable à r la végétation que celui del’Angleterre. Au sein même de l’ÉcQSse méridionale , il est clésdistricts où l’on se trouve obligé d’attendre les mois d’octohreet de novembre, pour recueillir le froment; il faut cherchersous la neige, des moissons flétries par la gelée avant d’avoirété complètement mûries.
Mais, partout où la nature, moins avare, a préparé le germede quelque fertilité, avec quelle constance, et par quels tra-vaux opiniâtres, l’Ecossais n’a-t-il pas accru la production !Que de progrès opérés en ce genre, depuis deux tiers de siècleseulement! A cet égard, ainsi que nous le ferons voir entraitant de la Force productive, l’Angleterre est surpasséepar l’Ecosse . Autrefois, cette dernière contrée ne récoltait pasassez de grains pour se nourrir ; sa population a doublé depuiscette époque ; etpourtant, elle récolte aujourd’hui plus debled qu’elle n’en peut consommer. Les bêtes à laine et leschevaux de l’Ecosse étaient peu nombreux, petits et d’une race