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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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io6 FORCE COMMERCIALE.

Londres , dans nn art qui montre , à la fois, l’activité commer-ciale et la propagation des lumières de tout un peuple.

Ces progrès sont d’une date récente encore. Avant l’Acted’Union , l’Angleterre exerçait l’influence la plus fatale sur letrafic et l’industrie de l’Ecosse \ par des lois prohibitives, ellerepoussait les produits de cette contrée ; et, par les plus lâches

point de vue superbe, pour la plus belle rue de l’ancienne ville : rue continuée à tra-vers deux vallons , au sud et au nord, sur deux ponts aussi larges que cette rue. Lepont du nord a trois arclies de 2 i ~ mètres d’ouverture, et deux autres de 6 mètresd ouverture : sur ce pont, la route est élevée de 16 j mètres au-dessus du fond de lavallée qu’elle travei’se. On passe cette même vallée sur une chaussée longue d’environ2i3 mètres, et large de 64 mètres au sommet. Pour amasser cet immense remblai,il a suffi des déblais qu’ont exigés les fondations de la nouvelle Édinburgh

C’est encore à Robert Adam que sont dus les dessins du palais qu’on destine àl’Université. Cet édifice est conçu d’après un plan trop vaste , propoi’tion gardée avecla richesse de la ville. Commencé depuis pius de trente ans , il ne s’achèvera peut-êtrejamais : à moins que le parlement n’accorde, sur le trésor public, les fonds nécessairespour terminer une construction qui, d’ailleurs, envisagée comme œuvre de l’art ,semble moins parfaite que les Archives.

Près de ce dernier monument, on trouve un troisième pont qui sert à passer, de lacolline sur laquelle est. bâtie la nouvelle ville , à une autre colline nommée Calton , etdont la base seulement est entourée de maisons. Le nouveau pont auquel vient aboutirla route de Londres , récemment tracée par M. Stevenson, est sur l’alignement d’unquai très-large , très-long et en ligne droite, qui borde la vallée du lac desséché. Laville d'Édinburgh , par des octrois et des contributions volontaires , suffit aux dépensesde ces vastes entreprises.

Au sommet de Calton-IIill, on a, durant la dernière guerre , érigé une tour monu-mentale , en l’honneur de Nelson. On a déchaussé la cime des rochers de la colline, pourformer une base à cette tour. Elle est dans un style gothique, extrêmement haute et cou-ronnée de créneaux. Elle domine sur le golfe du Forth et se voit de la côte opposée,

Auprès de ce monument, on remarque un édifice circulaire qui devait servir d’ob-servatoire; mais qu’on n’a pas achevé, faute d’argent. On n’y a terminé qu’une bellechambre obscure *. Du sommet de la tour, les objets extérieurs sont réfléchis dans le

* On pouvait achever cet observatoire ; mais par malheur, lorsqu’il e'tait à moitié bâti, exfpria Robert Adam de l’embellir ; celui-ci conçut l’ide'e de donner à cet e'difice l’aspect d’unchâteau gothique; par ce que dès lors il e'tait du bon genre , dans la Grande-Bretagne , de mettredes créneaux et des mâchicoulis non-seulement aux châteaux , mais aux laiteries , aux cabinetsde plaisance et aux boudoirs des petites maîtresses. On eut bientôt dépensé le peu de fonds quirestaient, et la forteresse astronomique, loin d’être armée en instruments d’optique, put à peineêtre mise en état de défense contre les assauts de l'atmosphère.