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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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COUTES ET PORTS. 107

manœuvres , elle arrêtait l’essor que les Écossais voulaientprendre, soit dans leur négoce avec les peuples étrangers, soitdans leurs entreprises coloniales. Ainsi l’Angleterre, après avoirentravé sourdement et par mille moyens astucieux, l’établis-sement des Écossais, à l’istbme de Darien, excita les Hollan-dais et les Espagnols à détruire cette colonie naissante. Mais,depuis 1707 , lorsqu’un seul corps législatif étendit sur les deuxpeuples son pouvoir et sa sollicitude, il abolit par degrés leslois prohibitives qui tenaient en état d’hostilité permanente leurcommerce et leurs manufactures. Alors des encouragements ,donnés avec sagesse et générosité, firent avancer à grands pasles arts utiles, chez la nation qui se trouvait la plus reculée.En 1727 , avec le capital des sommes dues à l’Écosse , lors de

milieu de cette chambre, sur un plan horizontal, par le moyen d’un miroir inclinéà 45 degrés. En faisant tourner peu à peu ce miroir, autour d’un axe vertical, onjouit successivement de la vue de tous les points de l’horizon. Cette vue est une desplus riches, des plus variées, des plus imposantes que je connaisse; il ne lui manqueque le ciel de l’Italie et de la Grèce , pour être comparable à celle qu’on admire sur lesbords de la baie de Naples, ou sur la côte du Bosphore, à Constantinople .

A droite du pont qui mène à l’observatoire, s’élève une tour circulaire , d’architec-ture grecque ; c’est le tombeau de Hume, le plus philosophe des historiens écossais .

Auprès de cette tour, on vient d’achever une vaste enceinte, formée par des mursépais et crénelés , flanqués de tourelles gothiques. Dans l’intérieur de cette enceinte,un grand édifice, du genre le plus austère , sert de prison pour les criminels. Cette pri-son se trouve contiguë, mais sans communications, à la maison d’arrêt des individusdont les fautes et les vices peuvent être expiés et corrigés par le repentir, la réclusion etle travail. Là, dans un immense amphithéâtre, six étages de petits ateliers se développentsur le pourtour d’un édifice demi-cjdindrique, comme les loges d’un spectacle ; ils sont,de même que ces loges, ouverts du côté qui regarde le centre de la salle. Ce centre estoccupé par une tourelle dont l’intérieur, sans lumière propre, ne reçoit aucun jourextérieur, et dont le contour demi-circulaire, percé de fenêtres étroites et nombreuses,permet à des gardiens vigilants, de voir à tout instant, sans être vus jamais, les dif-férents ateliers. On laisse ainsi les détenus dans la pensée qu’un surveillant inaperçules observe sans cesse, pour récompenser leur sagesse laborieuse, ou punir leurs fauteset leur dissipation. C’est leur donner l’idée positive de tous les avantages que répandune religion simple et pure, sur les hommes qui croient à la présence et à la justiced’un être invisible et tout-puissant.

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