" FORCE COMMERCIALE,
qu’est la maison des gardiens du célèbre phare de Bell-Rock ,et la tour des signaux par lesquels les gardiens qui sont à terrecorrespondent avec ceux qui sont de service au phare.
Les navires se tiennent à l’abri des coups de mer, dans unport intérieur. L’entrée de ce port est fermée par une barrièreflottante, ou baume, qu’on fait avancer et reculer dans uneespèce de coulisse, formée par une double rangée de pilots,battus sur l’un des côtés de cette entrée ; la barrière même estmanœuvrée par un cabestan. Dans plusieurs petits ports del’Ecosse , on a trouvé très-avantageux l’emploi de ce système.
Montrose est le premier port qu’on rencontre , au nordd’Arbroath . Il compte 146 navires, qui mesurent 12,578 ton-neaux : cette seule donnée suffit pour montrer son importance.La ville de Montrose est bâtie sur la rive septentrionale duSud-Esk, torrent qui descend avec rapidité des monts Gram-piens ; et qui, près de son embouchure, forme une vastebaie * dont l’entrée est fort-étroite. On a jeté sur cette entréele pont ** qui conduit à Montrose ; il est en charpente et cou-pé , vers son milieu, par un très-grand pont-levis, afin de per-mettre aux navires de remonter dans la baie.
Au delà du pont et du côté de la mer, commence un quaiprès duquel, à mer haute, peuvent aborder des navires de
* Il y a quelque temps, une proposition fut faite par les propriétaires, pour convertiren terres labourables une grande partie du bassin de Montrose ; les magistrats de laville consultèrent M. Stevenson , en sa qualité d’ingénieur des Bourgs Royaux d’Ecosse,eu égard à l’intérêt des Bourgs, sur la proposition de diminuer l’étendue du bassin.Cet ingénieur fut d’avis que toute l’eau accumulée dans ce bassin , à chaque maréemontante , était précieuse pour le port de Montrose. En effet, si l’on permettait lesdessèchements demandés par les propriétaires circonvoisins, les chasses naturelles neseraient plus assez puissantes , et le port se comblerait.
** Il a -lia mètres de longueur. Lespiles et les arches sont en bois, à l’exceptiond’une arche de chaque côté. Des vers du genre oniscus ont fort endommagé les pilesen charpente ; surtout dans la direction du courant de la marée. Il a fallu changerbeaucoup de pilots ; une partie des nouveaux ont été cliarbonnés; les autres , qui sonten bois résineux, ont été rëcouverts d’un placage en bois plus dur.