CÔTES ET PORTS. l55
gu.eur, qu’on élevait jusqu’à la hauteur du radier (environ de 2 mèt y4). Ensuiteon construisit l’arc renversé, revêtu de pierres de taille, ainsi que les facesextérieures des murs latéraux. M. Davidson surmonta fort-habilement lesdifficultés de ce travail.
Une seconde écluse , assez peu distante de la première, maintient les eauxsupérieures, à 2 mèt, ,6 au-dessus des eaux intermédiaires , retenues elles-mêmes , par l’écluse d’entrée , à 2 mèt ,3 au-dessus du niveau moyen de la mer.Entre la 2 e . écluse et la 3 e ., on trouve un bassin spacieux, ayant à peu près lafigure d’un segment de cercle ; c’est une gare ménagée pour les navires quiviennent de la mer, ou qui se préparent à sortir du canal. D’Inverness à cettegare, il y a seulement ikilomètre, qu’on parcourt en traversant la Ness.
En suivant la ligne du canal, on croise d’abord , sous un pont tournant * ,la route d’Inverness à Beauley. Aussitôt après , on s’élève , par quatre éclusesdont chacune retient les eaux d’une hauteur de 2 met ',44* Ces écluses étantcontiguës , la même maçonnerie sert de tête au sas d’une écluse , et de queueà la précédente. Par ce moyen , cinq portes suffisent ; la première et ladernière sont en chêne anglais , et ressemblent à celles du Dock-de-Londres $les trois autres, moins exposées à des chocs violents , ont leur membrure enfer coulé.
On avait résolu d’abord de faire en bois toutes les portes busquées ducanal Calédonien . Mais , quand on dut les construire, on était au fort de ladernière guerre. Les pièces de charpente qu’il eût fallu consacrer à ce travailsont précieuses pour la construction des vaisseaux , et la marine militaireréclamait tout ce que l’Angleterre pouvait fournir en bois de cette grandeur ;depuis long-temps l’Écosse était dépouillée de forêts 5 enfin, le continent, parnotre pouvoir immédiat ou notre influence politique, était interdit aux Anglais .La nécessité servit aux progrès de l’art, et l’on remplaça le bois par le fer.
On avait déjà fait cette substitution pour les portes d’un petit Dock, bâtisur le bord de la rivière Carron, afin d’y radouber les navires destinés au
* Ces ponts joignent l’élégance à la légèreté. ( f^oyez la planche des ponts tournants. ) Cinqfermes en fer coulé, minces , mais larges, et à jour, pour être moins volumineuses, sont réuniespar des boulons et des traverses: elles supportent une plate-forme en charpente, sur laquellepassent les voitures dans le milieu , et les piétons sur les côtés où des trottoirs leur sont ré-servés. Un grand arc de cercle en fer, et denté, est scellé dans la maçonnerie , de manière à ceque son centre soit sur l’axe même de la partie mobile du pont. On fixe, sur un côté de lapartie mobile , un pivot vertical portant en bas une roue dentée qui s’engrène dans le grand arcdenté, tandis que la tête de ce pivot porte un chapeau creux. Dans ce chapeau , un engrenageà roues d’angles transmet la rotation d’nne nVanivelle, au pivot vertical ; lèquël pivot fait ouvriret fermer le pont, au moyen de la roue dêntéfe qui niàrche dans le grand arc de cercle fixe.Cette manœuvre est exécutée par des hommfes plaôés sur le pôillyet non , comme à l’ordinaire ,placés sur le rivage.