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CÔTES ET PORTS. 161
la baie d’Eil * , laquelle communique avec l’Atlantique, par le golfe ouloch Linnhe.
De même qu’il faut exhausser le niveau du lac Doughfour, à l’est du canal ;de même, à l’ouest, il faut exhausser le niveau du lac Lochi. Mais cettedernière entreprise est beaucoup plus difficile que la première ; car elleexige qu’on élève les eaux, de 3 mi %65 , au lieu de i mî %83. On a préférécondamner l’ancien lit delà rivière Lochi, après en avoir creusé un nouveau *,plutôt que d’excaver le lac pour lui donner une profondeur suffisante : opéra-tion que, d’ailleurs, on eût été dans l’obligation de renouveler à grands frais ,d’époque en époque.
Le nouveau lit de la Lochi va jusqu’à la Spean, qui se jette dans la baied Eil. Les eaux de ces rapides rivières viennent, après s’être réunies , battrele pied des levées du canal, en des endroits qu’on a dû revêtir en maçon-nerie , pour éviter la destruction de ces levées.
Depuis le lac Lochi jusqu’à la baie d’Eil, le canal suit le bas de la pented’une chaîne de montagnes dont les vallées déversent des torrents impétueux,auxquels il fallait donner une issue 5 c’est ce qu’on a fait par des ponts aque-ducs sur lesquels passe le canal. Plusieurs de ces aqueducs sont composésde manière que l’écoulement des eaux a lieu par l’arche centrale -, tandis queles deux arches latérales, plus petites, servent au passage des piétons. Ona trouvé, dans ce moyen , plus d’économie qu’à jeter des ponts sur le canal,suivant la direction des chemins transversaux.
L’écluse qui régularise les eaux du canal, à partir du lac Lochi, présenteune particularité qu’il est bon de remarquer. Au lieu d’employer des pierresde taille, dans l’espace circulaire où se meut sur lui-même le poteau-tourillonde chaque ventail, on a fait usage d’épaisses feuilles de fonte, scellées contreune maçonnerie ordinaire. Cette application du fer coulé, quoiqu’elle aitréussi, n’a pas offert assez d’avantages pour devenir générale.
Les eaux d’un seul torrent arrivent dans le canal. Avant d’y pénétrer, ellessont retenues dans un vaste réservoir, où, diminuant de vitesse, elles dépo-sent les matières qu’elles tenaient en suspension} ce n’est d’ailleurs que la partie
* Les travaux de cette partie sont exécutés par M. Wilson, homme de beaucoup de mérité,auquel j’ai la plus grande obligation pour les renseignements qu’il m’a fournis. J’ai visité aveclui les routes parallèles de Glenrojr , qui sont à peu de distance du lac LocLi. Ce sont troiscoupées presque horizontales, faites sur le penchant des montagnes, des deux côtés d’unelongue vallée. La hauteur des routes d’un côté, correspond parfaitement à la hauteur des routesde l’autre côté. Les secondes routes sont à au-dessous des premières , et les troisièmes
à q 3 mètres au-dessous des secondes. Les géologistes écossais ont long-temps discuté pour savoirsi ces routes sont l r ouvlrage de l’art, ou l’effet des eaux d'un lac qui aurait eu trois grands écou-lements successifs.
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