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CÔTES ET PORTS. 179
bonté de leur littérature et la pureté de leur morale. Alind'accroître cette bibliothèque , les parents des élèves donnent,s’ils en ont le moyen, dix centimes par mois* Dans ces écoles,les administrateurs, les maîtres et les répétiteurs exercent gra-tuitement leurs nobles fonctions. Trente-cinq écoles du Sab-bath au soir , établies dans la ville et dans ses environs , comp-tent i, 4 oo garçons et autant de filles. N’oublions pas l’école deménage pour les adolescentes. On leur y montre à coudre, àtricoter, et à filer, trois fois par semaine, le soir, après qu’ellesont quitté leur travail ordinaire. Là, cent vingt jeunes fillesapprennent en même temps à devenir d’utiles ménagères, pourdix centimes par semaine !
Élèves de toutes les écoles gratuites. . .. 6 , 5 16
Elèves de toutes les écoles payantes... 10,2 85
Voilà donc 16,799 enfants des deux sexes qui suivent à lafois les écoles d’une seule ville. Ce résultat est admirable, etnous explique en grande partie le progrès des arts industriels,au sein de Glasgow . Dans tous les ateliers que j’ai visités,j’ai trouvé des ouvriers pleins d’instruction, appréciant avecsagacité les pratiques de leur art, et jugeant sainement la forcede leurs outils et le jeu de leurs machines; j’ai remarqué,dans le détail d’une foule de professions, des perfectionnementsraisonnés, dus à cette universalité d’instruction, chez la classeouvrière. C’est un fait que je livre à la méditation des habitantsde Lyon, de Rouen , de Lille, de Marseille, de Nantes, de Bor-deaux et de toutes nos villes qui ne peuvent attendre que de l’in-dustrie , l’accroissement de leur richesse et de leur renommée.
Beaucoup de villes de France commencent à comprendrecette importance, et depuis l’époque où parut la première édi-tion de cet ouvrage , elles ont montré leur désir de répandrel’instruction scientifique dans la classe des industriels. Leschefs, les sous-chefs d’ateliers et les simples ouvriers ont
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