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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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178 FORCE COMMERCIALE,

propager, dans l’Écosse même, Pinstruction des sciences ap-pliquées à la classe ouvrière *.

Il faut citer avec enthousiasme les fondations établies dansGlasgow , pour instruire les enfants de la classe indigente.Douze écoles dominicales et six écoles dites du Sabbath, for-ment à la fois près de 2,000 sujets. A chaque école est attachéeune petite bibliothèque, dont les ouvrages sont choisis pour la

* Le docteur Birbeck a traduit en anglais le discours d’ouverture du premier coursqu’on ait fait en France , pour l’instruction des ouvriers ; il a lu sa traduction devantl’assemblée générale des méchaniciens de Londres , réunis au nombre de douze cents, etil a fait précéder son discours des réflexions suivantes, publiées dansl e Mechanic s regisler t

a Vous verrez certainement avec plaisir, le progrès de la libéralité des opinions chezun peuple qui fut si long-temps notre rival dans les arts et dans les armes. Si nous-sommesdignes d’admiration à cause de nos grands perfectionnements dans les sciences et dans lesmanufactures , nous ne pouvons que nous réjouir d’être offerts à la contemplation de lanation française par un Français digne à tous égards d’une telle entreprise , non pourexciter des sentiments hostiles, mais pour stimuler tout un peuple, à se rendre ser-vice à lui-même, en nous imitant. Certes, l’ingénieur savant et expérimenté, M. CharlesDupin , qui visita cette contrée en 18x7, a, par ses publications, dirigé l’attentiondes habitants mêmes de la Grande-Bretagne vers d’importants objets , qu’ils avaientauparavant tout-à-fait négligés. C’est, je pense, le compte qu’il a publié de l’institu-tion Andersonienne de Glasgow qui a conduit les citoyens d’Édinburgh , éloignésseulement de quarante milles de cette cité , après vingt années de négligence, à ou-vrir enfin les yeux et à suivre l’exemple qu’on avait établi si près d’eux. 11 est arrivéqu’il y a vingt-deux ans à peu près un professeur d’histoire au Lycée de Paris , passaquelques jours avec moi dans Glasgow ; il eut alors occasion d’assister à l’une des leçonsdonnées aux ouvriers. Il prit tant de plaisir à cette partie de l’établissement, qu’il m'as-sura vouloir en rendre compte à Napoléon , pensant que le premier consul imiteraitaussitôt cet enseignement. Mais, même à cette époque, Buonaparte s’était épris d’objetsd’une ambition vulgaire, et préférait la gloire d’être un des plus grands destructeursde 1 espece humaine , a celle d en etre un des plus grands bienfaiteurs, rôle que sesrares talents, et des circonstances admirables l’appelaient à jouer avec tant de succès.C’est pourquoi il ne fit rien pour l’enseignement qu’on lui proposa. M. Dupin saisis-sant un. temps plus heureux , apres sou retour d’Angleterre , vers le milieu de l’annéedernière (1824), fit un plan d’instruction scientifique pour les artisans de Paris . J’aitraduit le discours , qui est un chef-d’œuvre, qu’il a fait servir d introduction à sonA ouveau Cours de géométrie et de mechanique appliquées aux arts , pronoacé dans le moisde novembre dernier, au Conservatoire des arts et métiers , et je vais maintenant vousle communiquer. «

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