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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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CÔTES ET PORTS. 181

tenir et de rendre plus parfaits, plus élégants, plus durablesou plus économiques, afin de satisfaire aux goûts, aux besoinsdu pays natal et des contrées étrangères d’où Ton peut espérerdes retours avantageux, etc.

Glasgow contient trois grandes bibliothèques dans lesquelleson n’entre qu’en payant, et beaucoup de petites bibliothèquesformées par des associations d’ouvriers. Les sociétaires four-nissent, par semaine ou par mois, une quote-part qui va dedix à vingt centimes. Un agent administre ces fonds, achète etprête les livres, etc. C’est encore un genre d’institutions queje voudrais voir introduit dans nos cités.

La position de Glasgow est admirable pour le commerce etl’industrie : dans son voisinage sont d’abondantes mines d’uncharbon fossile que l’on amène à bas prix, sur le canal deMonkland. Par le Clyde, par le Forth et le canal qui jointces deux fleuves, les produits dont cette ville est l’atelier oul’entrepôt, peuvent être envoyés dans les deux mondes, ou envenir, suivant les routes les plus directes et les plus économiques.

Avant 1707, Glasgow ne faisait guère de commerce qu’avecla Hollande , en doublant le nord de l’Écosse *, navigation longueet dangereuse. Par l’Acte d’Union, elle obtint la libre entréede ses navires, dans les ports de toutes les colonies britanni-ques. Bientôt elle devint pour la France l’entrepôt des tabacsdu Maryland et de la Virginie. En 1725, furent établies , dansson sein, des manufactures de toiles, de linons et de batistes*,elles fournirent la plus riche partie des exportations, jusqu’àl’époque où l’on y confectionna la mousseline.

Glasgow est le premier endroit de la Grande-Bretagne oùl’on a fabriqué du ruban de fil. En 1732 , un particulier decette ville amena de Hollande , au péril de sa vie, deux métiersà ruban, avec un ouvrier pour les manœuvrer. J’aime à mar-quer ces commencements d’une nouvelle branche d’industrie.

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