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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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182 force commerciale.

Dans chaque contrée, ils ont toujours lieu par des sacrificesmomentanés, et conduisent ensuite à des gains immenses.

La révolution de l’Amérique septentrionale vint changer laface du commerce, en même temps que les relations politi-ques entre l’ancien et le nouveau monde. Glasgow s'en ressentitparticulièrement : elle faisait presque tout le négoce de cettepartie de l’Amérique . Ce négoce, interrompu durant la guerre,ne put être rétabli que sur de nouvelles hases, et en partieavec des objets d’échange, autres que les produits précédem-ment offerts et reçus.

Vers le même temps, Arkwright introduisait dans la Grande-Bretagne , les procédés de filage du coton par le moyen d’uneméchanique. Les habitants de Glasgow s'approprièrent avecavidité, ce nouveau genre de fabrication. Voilà l’époque ouleur industrie prit son plus beau développement. C’est alors queleurs manufactures de tous les genres se multiplièrent à l’envi.Ils apprirent à travailler, avec un égal succès, le chanvre, lelin et la laine. Ils établirent des fonderies de fer jusque dansl’enceinte de leur ville. Au lieu de se borner, comme aupara-vant , à fabriquer pour suffire à l’échange des cargaisons queleurs navires allaient chercher dans les colonies, ils fabriquèrentpour approvisionner Londres et les principaux marchés del’Angleterre. Bientôt ils étendirent leurs relations commer-ciales sur tous les rivages du continent européen .

Glasgow compte aujourd’hui jcinquante - quatre filaturesconsidérables, qui font aller à peu près six cent mille fuseaux.Le capital immeuble et meuble de ces établissements est estimé25 millions de francs. Pour tisser le coton, dix-huit usinesfont aller, par une force méchanique, 2,800 métiers -, sanscompter 32 ,000 autres métiers mus par la main de l’homme.Dix-huit imprimeries sur toile, donnent un nouveau prixau produit de tous ces métiers ; enfin, dix-huit calendreries,