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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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186 FORCE COMMERCIALE.

Si j partant de Glasgow , nous descendons le Cl y de , floustrouvons sur sa rive gauche : à io kilomètres, RenfreW} à 3t,Port-Glasgow $ à 35 , Greenock . Mais > avant de décrire lesdeux derniers ports, examinons ce qu’on a fait pour améliorerla navigation du Clyde ? au-dessous de Glasgow .

La nature n’avait pas destiné cette ville à jouir du commerce marîtiine. Lesrives du Clyde étant généralement Lasses , dans la partie sujette aux marées ,les eaux du flux se dispersaient au loin , remplissaient de vastes criques , et nesuivant pas un lit resserré, ne pouvaient approfondir ce lit. Voilà ce qtiiproduisîtes bancs de sable, qui obstruaient le fleuve, à peu de distance dela ville 5 ces bancs permettaient à peine de passer avec des bateaux conduitspar deux hommes. Tels étaient les obstacles dont il fallait triompher.

Sous le règne de Marie , en i 556 , les habitants de Dutnbarton . Renfrew etGlasgow , convinrent de travailler par corvées, pour faire disparaître les bar-rages naturels du fleuve •, mais cette entreprise était au-dessus des ressourcesd’un pareil genre d’associations. Après l’Union de l’Ecosse et de l’Angleterre ,le commerce de Glasgow prenant un degré nouveau d’activité, l’on eut re-cours à des voies plus efficaces. En 1700 et 1758, le Clyde fut sondé parSmeaton , qui rendit compte de ses opérations, dans un rapport détaillé. En17 un Acte du parlement permit de rendre ce fleuve navigable , avec desécluses 5 mais ce moyen présentait d’insurmontables difficultés, on l’abandonna.

J. Golbourne , ingénieur de Cliester, proposa d’améliorer la navigation duClyde , en le resserrant entre des levées , partout où sa largeur était tropgrande , lors des hautes eaux. En 1769 , J. Watt fit les sondes nécessaires pourpréparer ce travail. L’année suivante , Golbourne prit l’engagement de creuserassez le fleuve , pour que des navires tirant a m! %i 3 , pussent remonter jusquesà Glasgow . Afin de réaliser cette conception , il érigea cent dix-sept levées rsur les points les plus importants des deux rives *. Dès 1775 , non-seulementl’effet promis était obtenu, mais le Clyde, en ses plus bas fonds , se trouvaitcreusé de a 3 centimètres par delà la limite fixée. Aujourd’hui, des batimentsde.iào tonneaux arrivent facilement à Glasgow .

L’Acte qui concédait cette belle entreprise , autorisait les magistrats à leverun droit d’un schelling par tonneau , sur tous les bâtiments qui passeraientpar l’endroit qu’on devait rendre navigable. On va voir , par l’açcroisse-

* Pour resserrer le lit du fleuve , on a construit des épis en pierre $ ensuite des dignes longi-tudinales réunirent l’extrémité saillante de ces épis, et par conséquent encaissèrent le fleuvedans un lit dont la largeur est uniforme.