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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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i88 FORCE COMMERCIALE.

Depuis Port-Glasgow jusqu’à Greenock , la rive gauche du Clyde forme unare de cercle d’environ cinq kilomètres de développement ; il y a sur cetteligne un grand nombre de chantiers de construction , qui contiennent desFormes plus ou moins spacieuses.

Greenock n’était guère qu’un village, lors de FUnion del’Ecosse avec l’Angleterre*, c’est maintenant une ville de 22,088âmes. La marine marchande est sa principale industrie} ellepossède 34 i navires mesurant 46,171 tonneaux.

Le golfe du Clyde a beaucoup de largeur, en avant de Greenock ; mais,comme il est de tous côtés entouré par de hautes montagnes , on trouve encet endroit un mouillage très-sûr. C’est là que s’arrêtent les bâtiments quitirent trop d’eau pour entrer dans Port-Glasgow.

Greenock possède un bassin ouvert, que l’on agrandissait d’api’ès les pro-jets de M. J. Rennie , lorsque j’ai visité l’Ecosse . Autour de la ville on voitbeaucoup de chantiers de construction , ainsi que des manufactures de pro-duits utiles à la marine. J’ai remarqué, surtout, une manufacture de cor-dages patentés , d’après les procédés du capitaine Huddart ; la descriptionque j’ai donnée de ces procédés a servi pour le perfectionnement de notrecorderie maritime.

Chaque jour, un grand nombre de bateaux à vapeur vont et viennent entreGreenock et Glasgow , en relâchant pour trois ou quatre minutes , aux prin-cipaux endroits intermédiaires , afin d’y prendre et d’y laisser des passagers.Avant leur établissement, on calculait que le nombre des personnes qui vontd’une de ces deux villes à l’autre , ne surpassait pas 5 oo par semaine. A pré-sent , on voit souvent plus de 2,000 personnes faire’en un jour le même trajet.On a remarqué que , depuis l’époque où les bateaux à vapeur naviguent sur leClyde ; les bourgs et les villages qui bordent ce fleuve , ont augmenté rapide-ment de richesse et de population : tels sont Helensbourg , Rothelay, Oldkirk ,Largs , etc. ; parce que , durant l’été, le nouveau genre de navigation rend éco-nomique et commode le voyage en ces lieux , où l’on prend des bains de mer.

En débouchant du Clyde , au-dessous de Greenock , noustournons de l’ouest au sud. Nous pénétrons dans le golfe oulirth de Clyde , dont la rive droite est limitée par l’île de Bute et par celle d’Arran . Comme nous l’avons déjà dit, entrela première et la terre-ferme , se trouvent deux petites îles, quisont auprès du port d’Ardrossan, à partir duquel le littoral