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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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*9° FORCE COMMERCIALE.

et la terre. Les bateaux de pêcbe et lès petits caboteurs seront reçus dans unecrique abritée naturellement par les quais du bassin *.

Le grand môle extérieur dont la forme coudée est arrondie, au lieu deprésenter une courbure continue , est un polygone composé d’un grandnombre de côtés rectilignes faisant entre eux des angles très-obtus. Le mêmesystème est adopté pour le quai construit depuis peu d’années , devant l’arsenalde Woolwich, sur la rive droite de la Tamise . ( Voyez Force militaire.)

Auprès du port, ou fait sauter avec la mine une montagne dont on trans-porte les pierres , réduites en blocs plus ou moins gros , sur une longue route-ornière, pour les conduire jusqu’à l’endroit meme de leur mise en oeuvre,soit comme simples remblais, soit comme éléments réguliers des revêtements **.J’ai remarqué les grues en bois employées sur le lieu de ces travaux ***.

* Sur le bord du bassin, l’on bâtit une Forme de construction, qui se compose de gradinsdemi-circulaires au fond, et rectilignes sur les côtés jusqu’à l’entrée. Au milieu des côtés rec-tilignes sont deux escaliers qui servent à descendre dans le fond de la Forme; au quart et auxtrois quarts des côtés , on a préparé des glissoires tout unies, par lesquelles on fait descendreles bois et d’autres matériaux nécessaires aux constructions. On compte alternativement quatreou cinq petits gradins et un grand : la hauteur des petits gradins est e'gale à leur largeur, maisles grands ont plus de hauteur que de largeur.

*'* Les chariots mis en usage pour ce genre de transports, méritent une description particu-lière. Une plate-forme fixée aux essieux du chariot, porte quatre roulettes placées à e'galedistance ; les plans des quatre roulettes sont tangents à la circonférence d’un même cercle. Uncerceau plat, fixé sous la caisse du chariot, repose à la fois sur les quatre roulettes : ces rou-lettes et le cerceau sont en fer.

La caisse est formée d’un tronc de pyramide quadran gui aire, allongé dans le sens de lamarche du chariot. Le cerceau de fer est fixé sur un châssis, sous l’arrière-fond de la caisse.Par conséquent, l’avant de cette caisse est en saillie. Le châssis, à sa partie antérieure, tientau fond de la caisse par une double charnière : de manière qu’au besoin, l’on puisse aisémentfaire culbuter la caisse. 11 suffit pour cela que le centre de gravité de cette caisse et de sa charge,soit un peu en arrière du plan vertical passant par les charnières : alors il y a équilibre ; maison conçoit que la moindre force peut, quand on le voudra , détruire cette équilibre. Lorsqn’ondoit faire avancer le chariot, on accroche la partie postérieure de la caisse , à la plate-formefixée aux essieux. Par ce moyen , la caisse çe peut pas basculer. Le conducteur accroche lepalonnier de son cheval à la partie antérieure de la plate-forme, et il part.

Arrivé jusqu’au point déterminé de la route en fer, où il doit décharger son chariot: i°. ildétèle son cheval ; 2 °. assisté d’un aide qui reste toujours au point de déchargement, poar cegenre de service , il décroche la caiss'e du chariot et la fait tourner d’un angle de quatre-vingt-dix degrés ; 3°. le conducteur retire les clavettes fixées au quarré de bois cloué au cerceau defer tournant sur les roulettes ; 4°* pendant ce temps, l’aide ôte la planche qui ferme la partieantérieure de la caisse , et pèse sur cette partie pour faire culbuter la caisse. Alors les matériauxqu’elle contient tombent à côté et en dehors de la route en fer, et roulent sur la pente où on lesdécharge. Le chariot est évidemment disposé pour décharger, en avant de la route, s’il estnécessaire , sans avoir besoin pour cela de faire tourner la caisse.

*** Elles se composent : i°. d’un haut montant tenu d’aplomb par des haubans qui sontroidissur des pitons enfoncés dans les roches du sol ; a°. d’une traverse horizontale, encastrée d un