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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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CÔTES ET PORTS. 19 1

M. Telford a donné le projet des constructions hydrauliques d’Ardrossan.Le bassin flottant aura , d’après ces données , 3 oo mètres de long , sur 100 delarge ; il sera creusé de manière à contenir une hauteur d’eau de 4 mi %88 ,pour 80 à 100 navires d’un fort tonnage. La jetée du sud aura 600 mètres,et celle du nord 3 oo.

Au sud-est d’Ardrossan, nous rencontrons le petit port deSalt-coats 9 qui n’a rien de remarquable ; son commerce estdu même genre que celui d’Irvine dont nous parlerons dansun instant. Lorsqu’on va par terre de Salt-coats à Irvine , ontraverse le village de Kilwinning, célèbre dans les fastes de lafranc-maconnerie.

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Irvine p bâtie sur la rive gauche et presqu’à Tembouchurede la rivière de ce nomcompte cinq mille habitants, dont letrafic principal,-comme celui de Salt-coats, a pour objet detransporter en Irlande, les charbons‘fossiles'du comte tl’Ayr :on sait que l’Irlande a peu de mines de houille , et ne les ex-ploite pas. Le nombre des bâtiments enregistres à Irvine estde 121 , mesurant 10,487 tonneaux.

Da ns ce port, les navires échouent de basse mer , vers la rive droite dePIrvine, le long d’un quai revêtu de maçonnerie , et fort-étendu. Cette rivièreest , comme toutes celles de l’Écosse , obstruée à son embouchure, par un

bout clans le montant avec lequel elle est jointe, en dessus et en dessous, par une pièce obliqueou jambe de force.

A l’extrémité saillante de la traverse, et contre une de ses faces, est fixe’ un rouet de métal.Sur la face correspondante du montant et vers le haut, un second rouet est établi. La chaînedestinée à soulever les fardeaux a son attache en dehors du rouet de la traverse , tout-à-fait aubout de cette traverse. De là, cette chaîne passe : i°. dans un rouet à la chape duquel sont fixésles crochets qui saisissent le fardeau; a°. dans le rouet de la traverse; 3°. dans le rouet dumontant ; ensuite la chaîne descend le long de ce montant, et vient s’enrouler sur un cylindrehorizontal ou treuil fixé contre le bas du montant même , et mobile par le moyen d’un engre-nage à roue dentée et à pignon, mù par une double manivelle. Un saucier en fer, à demienterré dans le sol , reçoit la pointe d’un pivot saillant; la queue de ce pivot, qui est en fer, estenfoncée comme une cheville dans le pied du montant. Les haubans sont fixés , en haut, surun collier dans lequel tourne librement la tête de la grue, lorsqu’on tire à la main le fardeauque la machine tient suspendu, ou la chaîne qui sert à suspendre ce fardeau. On voit, par là rqu’on peut aisément transporter les grues de ce genre : i°. en faisant avancer par degrés le sau-cier qui porte leur pied ; 3°. En larguant les haubans de derrière , roidissant ceux de devant »et, de temps à autre, changeant de position le point d’attache des haubans sur le sol.