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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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2^4 FORCE COMMERCIALE,

vais goût j elles sont dignes des quatre figures d’esclaves dé-pouilles , que l’artiste a mis dans les fers, aux pieds du barbarequi fit pendre à la vergue de son vaisseau, l’amiral désarmé d’unemarine étrangère ! Par de tels emblèmes, l’Angleterre veut-elledonc persuader à la postérité qu’elle n’a fait sentir aux vaincus,que la spoliation et l’esclavage? singulier éloge.du vainqueur.Certes, quand Louis XIV , enivré par ses triomphes, souffraitque sa statue, foulant aux pieds les peuples enchaînés, fût érigéepar un courtisan , sur la place des Victoires, il s’applaudissaità coup sûr de cette conception du grand siècle, et ne prévoyaitpas les tardives vengeances des nations outragées!.....

Ramenons nos regards sur des monuments honorables pourl’humanité. Les habitants de Liverpool ont préparé pour lespauvres , pour les orphelins, pour les aveugles, pour les ma-lades , des édifices commodes et spacieux, entretenus avec cettepropreté faite pour tranquilliser l’esprit affaibli de l’être souf-frant , en lui promettant les soins, les secours qui rappellent àla santé, ou ce confort qui nous aide à supporter plus douce-ment les infirmités que l’art ne peut soumettre à sa puissance.

U Infirmerie publique est située dans un endroit élevéet salubre. De vastes cours et de beaux portiques offrent auxconvalescents un libre espace * pour reprendre leurs forces,au grand air ou à l’abri, suivant que le temps est propice oucontraire Les salles contiennent environ deux cents lits, et

* La construction de l’édifice fut achevée en 174.8■ Sa façade a 1 10 mètres de lon-gueur; la superficie totale de l’établissement est de 1,900 mètres quarrés. Des ven-touses percées dans les murs extérieurs , au niveau du sol des corridors , et dans lescorridors mêmes auprès du plancher, établissent des courants d’air lorsqu’on le jugeà propos. Des tablettes en bois servent à fermer ces ventouses, durant la nuit, et mêmele jour, quand la force du vent ou le froid ne permettent plus de les tenir ouvertes.

** J’ai remarqué une pompe , avee un appareil propre à la faire mouvoir par ungi’and nombre d’hommes dont chacun n’ait que peu d’effort à produire ; la manœuvrede cet appareil sert à la fois -d’exercice et de récréation pour les convalescents , et.fournit seule toute ou presque toute l’eau qu’il est nécessaire de tirer.

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