CÔTES ET PORTS. 225
reçoivent chaque année douze à quinze cents malades. Le re-venu , qui suffît aux dépenses, est formé par les souscriptionsvolontaires de généreux citoyens. Un souscripteur, s’il paiedeux guinées, a droit de placer un pauvre souffrant. Les ma^.lades de toutes les paroisses de la ville sont admis sans res-triction ; et ce qui est rare en Angleterre, ou chaque ville ases pauvres et n*a queux , les malheureux qui n’appartiennentpas à ces paroisses y sont également admis.
Hôpital des marins , situé dans le meme groupe de bâti-ments que l’Infîrmerie publique, est réservé pour les matelotsinvalides appartenants à Liverpool, ainsi que pour leurs veuveset pour leurs orphelins. Un jardin botanique contigu auxdeux établissements, sert à l'instruction des jeunes officiersde santé, et fournit des simples à l'Infirmerie publique.
UAsjrle des lunatiques et ces deux établissements qui l’a-voisinent , ont eu leurs malades soignés par un meme mé-decin , le docteur Barrow, qui long-temps fit disparaître leseffets mortels d’une fièvre d’hôpital intermittente, qu’onn’avait pu extirper avant lui. Il améliora , par une foule desoins éclairés, la cure de cette contagion*, néanmoins il finit parmourir victime du typhus qu’il avait combattu tant d’annéesavec succès. Il vivait encore lorsque j’ai visité Liverpool ; c’estlui qui m’a fait voir et connaître dans leurs détails les plusimportants, les institutions bienfaisantes de cette ville, leursavantages actuels et leurs progrès les plus remarquables. Queces lignes , du moins , soient consacrées au souvenir de sarare vertu !
Dans l’Asyle des lunatiques, les malades sont traités avecune grande douceur; on réunit ceux dont les caractères peu-vent sympathiser; on n’isole que les furieux, et l’on prendtous les soins propres à leur dérober le sentiment douloureuxde la réclusion. ^
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