iiG FORCE COMMERCIALE.
Le Dispensaire est encore lira établissement très-digne d’at-tention. Il est soutenu par cinq cents souscripteurs qui payent,,chaque année , 700 liv. st., et par des dons , des legs, etc. Il ac-corde , chaque année, des secours à plus de dix mille personnes.Ses médecins et ses chirurgiens visitent et pansent gratis lesmalades indigents; ses pharmaciens sont les distributeurs tou-jours gratuits des médicaments nécessaires à ces infortunés.Lorsqu’un pauvre n’a pas la force de venir lui-même au Dis-pensaire, un des actionnaires de l’établissement fait connaîtrele nom et la demeure du malade, on le soigne à domicile eton lui fournit les secours que son état exige.
Dès 1770? la Société cïhumanité ( humane society ), futformée , afin de rendre à la vie les noyés qu’on parviendrait àretirer de l’eau. Elle donne une guinée pour chacune des per-sonnes retirées vivantes, et moitié pour celles qui sont re-tirées mortes. La Société fait distribuer autour des Docks,de longues perches armées de crocs ; afin que., partout, on aitsous la main les moyens de sauver les personnes qui pour-raient tomber dans les bassins.
Une association qui me paraît mériter une mention parti-culière, est celle des Amis des étrangers. Sa fondation appar-tient aux méthodistes , secte nouvelle dont les progrès sontprodigieux dans la Grande-Bretagne, et qui, jointe aux autresdissidents, réduira bientôt l’église anglicane à n’être, à son tour,que la secte privilégiée de la minorité. Quelle que soit lareligion et la patrie des infortunés, il suffit qu’ils se trouventdans la détresse; dès qu’un étranger réclame un secours, sansautres informations que pour constater la réalité de ses besoins,la Société vient à son aide, avec de l’argent,, s’il manque demoyens d’existence ; avec des vêtements, s’il souffre par nudité.On croira sans doute qu’une institution digne des disciples dePenn ou de Socrate , est l’œuvre d’une foi dont la tolérance offre
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