CÔTES ET PORTS. 229
pavillons. Ces ponts sont paves en larges dalles de pierre etbordes de balustrades en fer. Par ces moyens de,communica-tion, le concierge et ses agents passent, en un moment, de l’é-difice central à tous les points de l’établissement, sans descen-dre d’escaliers et sans traverser aucune cour.
Le mur de clôture est à quelque distance des pavillons qu’ilcontourne en demi-cercle. Les gardiens peuvent donc circulerà l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur, autour de l’espace occupé parles pavillons et par les grilles qui les réunissent. Lorsqu’onentre dans la prison, après avoir traversé le portique où sontles loges du portier et des gardiens, on voit, à droite et à gau-che , de jolis parterres cultivés par le concierge. On aperçoit desplaces sablées, des cours gazonnées, des édifices réguliers, sem-blables , disposés avec symétrie, et joints par des voûtes aérien-nes. Rien ici n’offre l’idée d’un lieu de châtiment et de souf-france 5 c’est la résidence forcée, mais embellie, des hommesqu’une mauvaise fortune a détournés des sentiers de l’équité.Heureux les pays où la liberté individuelle est d’un tel prix,que la société croit devoir encore de pareils dédommagementsaux coupables qu’elle est réduite à tenir prisonniers, pour as-surer la paix et le bonheur des citoyens fidèles à la loi ! ....
Établissements littéraires et dinstruction publique . Il nefaut pas chercher dans Liverpool ces universités florissantes etces académies célèbres qui sont l’espoir et la gloire des sciences,des lettres et des arts. Liverpool est ce que doit être unegrande place commerçante 5 une ville où l’existence entièrese trouve dirigée vers un but pratique. Là, tout appelle leshommes à la richesse, à la considération, par les chemins lesplus ordinaires d’une vie laborieuse et trafiquante. L’hommené pour les sciences y tourne son génie vers la constructiondes machines, vers la direction des travaux publics ou l’érectiondes édifices. L’homme né pour les lettres, entraîné par le tour-
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