CÔTES ET PORTS. iZl
de Londres , qui doit beaucoup elle-même, et pour la formeet pour le fond, à Faneien Lycée de Paris . L’ouverture descours eut lieu, la première fois, le i 3 noyembre 1807. Alorsles vues des -fondateurs furent présentées au public, dans unexcellent discours de M. Roscoë.
Des souscripteurs ont aussi créé un jardin botanique, nonpas uniquement pour servir à l’instn ction des jeunes élèvesde médecine, de chirurgie et de pharmacie, mais pour donnerune pratique plus éclairée au jardinage et à l’agriculture. C’estencore au zèle de M. Roscoë qu’est du cet établissement.
L’éducation simple et rapide des écoles de Bell et de Lan-caster convient parfaitement au peuple des grandes villes decommerce. J’ai visité, à Liverpool, une école de ce genre, éta-blie dans un vaste local. J’y ai vu des enfants de huit à dix ansexécuter, sans faute, des multiplications et des divisions très-compliquées. Espérons que ces écoles, où Fenseignement estsi rapide*, oh la jeunesse est si bien accoutumée à l’ordre, àl’obéissance , à la réflexion, se propageront de plus en plusdans notre belle France . Il ne faut à ce sol fertile de l’esprit etdes talents, comme aux plaines fécondes de l’Inde et de l’Égypte ,que soulever un peu la terre, pour y voir éclore des germes qui
donneront bientôt d’abondantes et fructueuses moissons.
Hélas ! depuis l’époque oh je concevais cet espoir, séduisantpour le cœur du bon citoyen, des préjugés déplorables ontrepoussé avec ' fureur et par tous les moyens, l’une des mé-thodes les plus propres à conserver aux Français la supé-riorité des lumières et de l’intelligence, supériorité qui, seule,peut les maintenir au premier rang parmi les peuples civilisés.
Liverpool a la gloire d’avoir fondé, la première en Angleterre,une grande école pour l’éducation^des aveugles. On leur en-seigne à faire des tissus de toute espèce, des ouvrages de pailleet d’osier, etc. ; les filles, séparées des garçons, apprennent