CÔTES * ET PORTS.
Nous passons devant la ville de //o/^wc// : ce nom rappelleun puits célébré, dont les eaux thermales sont très-salutaires,et qui fut long-temps consacré par la superstition. De grandesmanufactures de coton, des mines d’où Von extrait et des usinesoù Von travaille le cuivre, le plomb, la calamine^ etc. , ontcontribué, depuis peu d’années, à la prospérité de Holy well,qui compte aujourd’hui 8,309 habitants.
En poursuivant notre route, nous doublons l’embouchurede la Clwyd, rivière sur les bords de laquelle s’élève la petitecité de Saint-Asaph , renommée pour son antique cathédrale.
Au-delà de la Clwyd , commence le comté de Denbigh ,riche en mines de plomb, et très-adonné à la fabrication de laflanelle, des gants et des souliers *, l’agriculture y a fait desprogrès considérables, depuis une époque assez récente.
Nous ne trouvons aucun port remarquable sur la côte deDenbigh , qui se termine à l’ouest par la presqu’île et le capde Grand-Ormes, à Vemboucbure du Conway. Ce fleuve sé-pare le comté de Denbigh et celui deCaernarvon qui comprendla partie montueuse de tout le Pays de Galles . Les vallées, sur-tout celle du Conway, forment la richesse et la beauté ducomté de Caernarvon ^ des mines de cuivre y sont exploitées.
Une des routes principales- qui conduisent de Londres àDublin, passe par C lies ter, Mol y well, et Saint-Asaph \ longele littoral du comté de Denbigh., et vient croiser le Conway,à Abereonway , petite ville dont le port est excellent. M. Tel-ford a proposé de jeter sur le Conway, vis-à-vis de cette ville ,un pont de cinq arches, dont trois assez petites et en pierre,une quatrième également petite , mais en fer, enfin une cin-quième, en fer coulé, laquelle doit avoir 61 mètres d’ouver-ture. Cette dernière est faite d’après un système pareil à celuique nous avons représenté ( PI. V ). La dépense du pont et deses abords est évaluée à 28,466 îiv. st.