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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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260 FORGE COMMERCIALE,

ouvrages de Sterne, malgré leur manière affectée, continue-ront d’exercer sur les cœurs une douce influence. Sous unceintre en 1 marbre d’Italie , deux belles figures, qui repré-sentent le Génie et la Bienfaisance , sont groupées auprès d’unpiédestal qui supporte une urne funéraire, d’où tombe sans artune guirlande de fleurs : cette œuvre est du sculpteur Bacon •

Une église qu’on admire pour la grandeur et l'élégance deson architecture, est celle de Sainte-Marie, dans le quartierde Redcliffe. Là, sur le tombeau d’un simple marchand, Wil-liam Cannings, nous lisons qu’au quinzième siècle, ce mar-chand, qui fut cinq fois lord maire de Bristol , et qui res-taura l’église de Redcliffe, possédait à lui seul dix navires 7mesurant 2,470 tonneaux. Ce seul fait suffit pour nous mon-trer de quelle étendue était déjà le négoce de cette ville.

Parmi les édifices commerciaux, contentons-nous de citer :la Bourse , construite, en 1743, pour 5 o,ooo liv. st. 5 lesChambres Commerciales , qui se composent dé salles de réu-nion et de cabinets littéraires, où les négociants peuvent seretrouver à toute heure*, les Salles des Marchands et de quel-ques corporations*, la Bibliothèque de la cité, publique seu-lement pour des souscripteurs $ enfin le Théâtre, et les Sallesd’Assemblée, destinées à donner des fêtes.

La colline de Clifton, qui touche à Bristol , fournit deseaux minérales dont la célébrité remonte au temps des Ro-mains. Ciifton est, après Bath et Ghelténham, l’endroit le plusfréquenté par les valétudinaires et par les oisifs opulents.

En décrivant avec détails les établissements d’instruction etde bienfaisance que Liverpool possède, nous avons voulumontrer, par un grand exemple, tout ce que les habitants desvilles commerçantes peuvent faire, à cet égard, de généreux etd éclairé. Il faudrait reproduire des idées et des observationsqui n’apprendraient plus rien au lecteur, si nous présentions