CÔTES ET PORTS. 261
des descriptions du même genre , pour les autres ports del’Angleterre. Disons simplement, au sujet de Bristol , qu’ellerenferme un grand nombre d’écoles, pour les classes opulentes,et surtout pour les classes peu favorisées de la fortune. Ci-tons, entre autres , l’École Diocésaine , où plus de 4^0 enfantspauvres sont instruits à la fois, dans les principes religieux,et cela par la méthode de l’enseignement mutuel : chose qu’oncroit impossible, de ce côté de la Manche. Citons quatorzeécoles de bienfaisance, où l\5o élèves indigents sont instruits,à l’aide des souscriptions volontaires. Citons vingt-sept mai-sons de charité, cinq grands hôpitaux, un asyle pour les or-phelins , un pour les aveugles, trois pour les filles repenties,un pour les femmes en couches, etc. Voilà des institutionsqui montrent que le commerce, loin de dessécher le cœur del’homme et de l’enchaîner par le seul appât du lucre, l’ouvreà tous les épanchements d’une généreuse bienfaisance.
Le corps municipal est un des plus riches de l’Angleterre,et des plus dignes de l’être, par l’usage qu’il fait de son opu-lence. Il emploie ses revenus à créer des établissements d’uti-lité publique et de charité; à soutenir des écoles gratuites ; àpayer des leçons et des sermons dont l’objet est de rendre lepeuple plus éclairé et plus vertueux; à retirer des prisons lesdébiteurs honnêtes et malheureux ; à marier les filles des pau-vres habitants qui jouissent du droit de cité ; à faire des avances(elles vont jusqu’à 100 liv. st. ), aux jeunes élèves de l’in-dustrie, qui montrent de la sagesse et de l’aptitude , et quimanquent de moyens pécuniaires pour commencer leur éta-blissement. Voilà le noble modèle que nous osons présenterà l’imitation des corps municipaux et départementaux deParis et de toute la France .
Décrivons maintenant les grands travaux publics de Bris-tol , relatifs au commercé maritime. L’Avon, qui, de Bath