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rants d’eau, de différents points du revêtement, et labouraientla vase dans les endroits où la chasse principale ne pouvaitpas atteindre. Cette chasse était formée par l’ouverture desquatre vannes de l’écluse qui communique au Long-bassin.Près des écluses opposées, que l’on ouvre, je crois, l’une aprèsl’autre, pour chasser alternativement la vase qni se trouveaccumulée vers chaque long coté du bassin, on avait placedes ouvriers, pieds nuds, et munis de rateaux ; ils agitaient lavase et la poussaient dans le courant, qui l’entraînait ensuite,à travers l’écluse, dans le lit du fleuve *.
Les vantaux des écluses sont bombés , comme ceux des Docks de Londres et de Liverpool. Lors des plus hautes mers , ces portes s’ouvrent d’elles-mêmes , par la pression des eaux extérieures ; mais elles sont fermées par lapression habituelle des eaux intérieures , durant les basses mers ordinaires etmême durant les marées de morte eau **.
Les vannes des écluses sont quarrées et accouplées au bas de chaquevantail 5 elles sont tenues chacune par deux fortes tiges de fer dirigées verti-calement 5 la partie supérieure de ces tiges est réunie par une traverse en fer ,ayant son milieu creusé en forme d’écrou. Une vis de fer, verticale , traversecet écrou. Elle a sa tête engagée dans un trou rond , au milieu d’un supportsolidement fixé contre le bord supérieur du vantail. La tête de la vis , rondedans ce trou, offre immédiatement au-dessus, un renfort, pour l’empêcherde descendre ; puis un tenon quarré qui s’engage dans une clef faite en T.A cet effet, le bout de cette clef présente une mortaise quarrée , de mêmedimension que le tenon. En engageant ce tenon dans sa mortaise , et tournantle clef de droite à gauche , on lève la vannne à telle hauteur qu’on le désire ;on la baisse par un mouvement en sens contraire.
Chaque vantail est manœuvré par deux chaînes qui partent à peu près ducentre d’effort supporté par chaque porte, lorsqu’elle est pressée par la plusgrande hauteur d’eap qu’elle ait à soutenir. Une des chaînes est placée enamont et l’autre en aval du vantail. Chacune d’elles entre dans le revêtementpar une ouverture circulaire, en s’appuyant sur un rouleau horizontal de fer
* Lorsque la manœuvre fut finie , je demandai, au directeur des travaux, combien de tempsil faisait durer ces chasses , et à quelles époques il jugeait nécessaire de les renouveler. Il merépondit qu’il suffisait de répéter cette opération une fois dans cinq années, et pendant quatreheures et demie.
** Les Anglais ont appelé ces dernières neap-tides, et les autres spring-tides.