CHAPITRE I.
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prix des terres, conséquences inévitablesdu passage de l’état de guerre à l’état depaix, jusqu’à ce que les capitaux aient re-trouvé leurs canaux naturels. Par toutesces considérations, l’Angleterre compre-nait quelle devait ménager ce qui lui res-tait de ressources, et relever l’édifice de sapuissance en s’assurant de longues annéesde paix et de tranquillité. William Pitt ,habile surtout dans ses conceptions finan-cières , s’occupait à introduire dans le re-venu public un nouveau système qui pûtêtre tout à la fois plus productif pourl’Etat et moins onéreux pour les contri-buables. On eû t difficilement imaginé qu’au-cun but d’ambition nationale fût capablede venir l’interrompre dans l’achèvementd’une opération si nécessaire.
La France , rivale naturelle de l’Angle-terre , n’était pas non plus sortie de la lutteavec tant d’avantage et de gloire qu’elle dûtêtre portée à recommencer de sitôt cetteépreuve. A la vérité, elle avait vu son an-tique ennemie humiliée; cette humiliationétait en partie son ouvrage; mais, comme