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» devenu inutile quand vous aurez fait justice, Paris lui-même les» fera rentrer dans le néant. Je demande froidement la suppression» pure et simple de la commission , sous le rapport politique. » Lacommission était violemment attaquée d’un coté, faiblement défen-due de l’autre; Barrère et le comité de salut public, qui en étaientles créateurs, proposaient sa suppression pour ramener la paix, etpour ne pas mettre l’assemblée à la merci de la multitude. LesMontagnards modérés voulaient s’arrêter à cette mesure, lorsque lesdéputations arrivèrent. Les membres du département, ceux de lamunicipalité, et les commissaires des sections, admis à la barre,ne demandèrent pas seulement la suppression des Douze, maisencore le châtiment de ses membres et de tous les chefs girondins.
Les Tuileries étaient alors bloquées par les insurgés, et la pré-sence de leurs commissaires dans le sein de la convention enharditles Montagnards extrêmes, qui voulaient détruire le parti girondin .Robespierre , leur chef et leur orateur, prit la parole et dit :« Citoyens, ne perdons pas ce jour en vaines clameurs et en mesures» insignifiantes; ce jour est peut-être le dernier où le patriotisme» combattra la tyrannie! Que les fidèles représentants du peuple» se réunissent pour assurer son bonheur! » Il pressa la conventionde suivre la marche indiquée par les pétitionnaires, plutôt que celleproposée par le comité de salut public. Comme il se livrait à delongues déclamations contre ses adversaires : « Concluez donc, lui» cria Vergniaud. — Oui, je vais conclure, et contre vous ! contre» vous, qui, après la révolution du 10 août, avez voulu conduire à» l’écliafaud ceux qui l’ont faite! contre vous, qui n’avez cessé de» provoquer la destruction de Paris ! contre vous, qui avez voulu» sauver le tyran! contre vous, qui avez conspiré avec Dumouriez !» contre vous, qui avez poursuivi avec acharnement les mêmes» patriotes dont Dumouriez demandait la tête! contre vous, dont» les vengeances criminelles ont provoqué ces mêmes cris d’indi-» gnation dont vous voulez faire un crime à ceux qui sont vos vic-» times! Eh bien ! ma conclusion, c’est le décret d’accusation contre» tous les complices de Dumouriez et contre ceux qui sont désignés» par les pétitionnaires! » Malgré la violence de cette sortie, leparti de Robespierre n’eut pas la victoire. L’insurrection n’avait étédirigée que contre les Douze; et le comité de salut public, qui pro-posait leur suppression, l’emporta sur la commune. L’assemblée