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Histoire de la révolution française depuis 1789 jusqu'en 1814 / par F.-A. Mignet ; augmentée de l'histoire de la restauration jusqu'a l'avénement de Louis-Philippe Ier par Emile de Bonnechose
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RÉVOLUTION DE 1830 .

» bonne et exacte justice à chacun selon son droit, et dagir end toute chose dans la seule vue de lintérêt, du bonheur et de la# gloire du peuple français . »

Le prince, après avoir signé la formule du serment, monta surle trône, et de ce moment il fut reconnu pour rot des Français ,sous le nom de Louis-Philippe 1 ".

En jetant les yeux sur le tableau des seize années de la restaura-tion , tout esprit impartial et non prévenu comprendra que laFrance , durant la plus grande partie de cette époque, sest trouvéedans une crise dont il était à craindre quelle ne pût sortir quepar une révolution nouvelle. En effet, les classes moyennes et lesplus influentes se voyaient, en 1814, en possession davantages qui,pour la plupart, étaient les fruits de la révolution de 1789 ; tandisque les princes appelés à gouverner la France étaient poussés,dune manière fatale, à agir sous une influence directement con-traire aux nouveaux et puissants intérêts de ces classes. Il y avaitlieu de redouter que, pendant trois générations, le trône ne fûtoccupé par des souverains étrangers aux mouvements de lespritpublic et imbus de préjugés hostiles aux institutions nationales ; etlon nignorait pas quen vertu des mêmes notions erronées sur ledroit divin, qui, avant eux, avaient perdu les Stuart, ces princesse croyaient investis par Dieu même du droit de renverser, lors-quils le jugeraient nécessaire et possible, tout obstacle à lexercicedune autorité arbitraire et absolue. Plus cette crise alarmante seprolongeait, et plus les passions envenimées et furieuses mena-çaient den rendre lissue désastreuse; la France , enfin, avait enperspective une guerre civile et toutes ses horreurs, et semblait nepouvoir échapper à cette effroyable calamité que par une victoirerapide et assez complète pour assurer le maintien de ses institutions.Cette victoire fut celle des trois journées de juillet ; mais, quoiquepure de tout excès, et bien que nous la considérions à juste titre