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Histoire de Napoléon / par de Norvins ; vignettes par Raffet
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64 III ST011! K

fut châtiée par une exécution militaire. La régence de .Modènc entrait aussi dansla conspiration aristocratique, malgré son traité avec la république.

Dans cet état de haine générale, mais cachée, qui animait tous les gouverne-ments de l’Italie contre la république et ses troupes, la saine politique prescri-vait de ménager les habitants, et de ne pas encourager l’opposition des enne-mis de la France par le despotisme et les dilapidations des agents du Directoire .Le général en chef avait signalé leurs excès et le péril qui en était la consé-quence dans une dépêche datée de Castiglione. Il était difficile d’y déclarer plusfranchement l’indépendance de sa position et la supériorité de sa politique. Cethomme, qui prescrivait la modération à son gouvernement, était né sous un cielbrûlant; il était victorieux, il avait imposé la paix aux souverains du Piémont,de Parme, de Modène, de Naples et de Rome ; et il n’avait pas vingt-huit ans !Quelques jours avant, il confiait en quatre mots au Directoire la destinée de lacampagne qu’il méditait, avec ses quarante mille hommes, contre les soixantemille de Wurmser : « Malheur , disait-il, à qui calculera mal! »

Cent quarante pièces de canon sont devant Mantoue depuis le 18 juillet; latranchée est ouverte à cinquante toises du chemin couvert. Le 22, le généralen chef se rend à Milan , où il obtient l’entière exécution du traité avec le roide Sardaigne, et termine l’organisation intérieure de la Lombardie. Toute l’I-talie est alliée ou soumise ; elle est occupée par les troupes, ou enchaînée pardes traités avec la république, depuis les Alpes jusqu’au détroit de Sc-ylla. Man-toue seule et Wurmser tiennent encore en suspens le triomphe définitif de l’ar-

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