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plus de tien\ vaisseaux étrangers de pénétrer à la fois dans les mouillages del'ile. Bonaparte écrivit qu’une semblable réponse équivalait à une déclarationde guerre ; que les Français n'ignoraient pas la conduite partiale de l’Ordreen faveur des Anglais ; que l’escadre était résolue de recourir à la foi ce; et, sansperdre de temps, il ordonna à l’amiral llrueys de se préparera l'attaque desforts qui défendent le port Lavalette.
J.cs premières menaces de Bonaparte , le développement rapide de ses dé-monstrations hostiles, répandirent la confusion dans la ville de Lavalette, oùnous secondait d'ailleurs un parti qui levait la tête à mesure que le gouver-nement laissait éclater sa faiblesse ; le désordre monta à son comble, et deuxjours avant la reddition de Malte, quelques cliewdiers de la langue de France furent amenés à Bonaparte : « Puisque vous avez pu prendre les armes contreu votre patrie, leur dit-il, il fallait savoir mourir ; je ne veux point de vous« pour prisonniers; vous pouvez retourner à Malte . » Fne courte négociation
suivit l’échange de quelques coups de canon. Le grand-maître llompescli, gen-tilhomme allemand, reçut six cent mille francs de Bonaparte , l’assurance d’unepension de trois cent mille francs, et se retira en Allemagne . Telles furent lesconditions au moyen desquelles la France entra en possession du premier portde la Méditerranée , et l’un des plus forts du monde. — II fallait l’ascendant deBonaparte pour l’obtenir sans combattre; il fallait son audace pour oser yperdre quelques jours, ayant les Anglais à sa poursuite. CalTarelli-Dufalga,aussi spirituel que brave, en parcourant la place dont il admirait les fortifi-cations, s'écria : Nous sommes bienheureux qu'il y ait eu quelqu’un ici pournous ouvrir les portes. Bonaparte laissa Vaubois à Malle, avec trois mille