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hommes de garnison , y plaça Kegnault-de-Saint-Jean-d’Angely, en qualité decommissaire civil, et remit sur-le-champ à la voile pour cingler vers la côted’Égypte. L’essentiel était maintenant de ne pas rencontrer les Anglais ; carNelson ayant appris que les Français avaient paru devant Malte, les suivait,disposé à les attaquer s’il parvenait à les joindre. Sur l’escadre française on étaitprétau combat, et la possibilité de voir l'ennemi d’un moment à l'autre étaitprésente à tous les esprits et n’effrayait personne.
Enfin, le 1 er juillet, les minarets d’Alexandrie et la tour des Arabes montrè-rent à l’armée le but de son voyage. Trois jours auparavant, Nelson, venu inu-tilement chercher à Alexandrie la flotte française , était reparti de suite pouraller à sa rencontre. Bonaparte l’apprend : aussitôt il ordonne le débarquement ;il veut mettre à profit la faveur que la fortune lui accorde; mais tout à coupune voile est signalée : «Fortune! s’écria-t-il, m’abandonnerais-tu? Je ne te« demande que cinq jours. » Cette voile était une frégate de notre escadre qui
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