Buch 
Histoire de Napoléon / par de Norvins ; vignettes par Raffet
Entstehung
Seite
180
JPEG-Download
 

1

(80 IIIST01HK

d’Egypte, représentait ce parti, le seul redoutable désormais ; et certes, le hardiviolateur des règlements sanitaires ne s'était pas mis au-dessus de toutes les loismilitaires et civiles pour venir offrir son appui au Directoire .

Bonaparte avait bien jugé l’effet du bulletin de la bataille d’Aboukir sur leshabitants de la capitale. Son arrivée fut annoncée dans tous les spectaclescomme une prospérité publique. Il vit que Paris était dans son secret et dansses espérances. En effet, il fut accueilli par une conspiration générale, etentouré tout à coup d’amitiés ou d’intérêts qu’il n'avait pu prévoir. Le lende-main, 17 octobre, il se rendit au Luxembourg , où il exposa en séance particu-lière la situation de l’Égypte ; il déclara aux directeurs, qu’instruit des malheursde la France , il n’était revenu que pour la défendre. Il jura sur son épée queson départ n’avait point d'antre cause, et lui point d’autre intention.

i

ms*

Les cinq directeurs, divisés, non en trois factions, mais en trois intrigues,prirent chacun pour eux ce serment. Toutefois, voulant éviter de leur donneraucun soupçon et de se prononcer plutôt pour l’un que pour l’autre, Bonaparte recommença le genre de vie retirée qu’il avait adopté, soit lorsqu'il fut aban-donné par le comité de salut public, après le siège de Toulon , soit après letraité de Campo-Formio, avant de partir pour l’Egypte . Il se montrait peu en