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Histoire de Napoléon / par de Norvins ; vignettes par Raffet
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La maison d'Autriche n'était pas plus heureuse sur le Danube que sur le PA.Moreau, après avoir pendant un mois tenu en échec le général Kray dans soncamp retranché, devant l'im , avait forcé le passage du Lecli, s’était emparéd’Augsbourg, et trois jours s’étaient à peine écoulés depuis la conventiond’Alexandrie , qu'il répondait à la victoire de Marengo par celle d’Hochstedt.qui rétablissait, après un siècle, la gloire de nos armes; le combat de Neu-bourg achevait d’ouvrir aux enseignes françaises le cœur de l’Allemagne . Dansla terrible mêlée qui rendit cette action si funeste à l’armée du généralKray, ces enseignes triomphantes se baissèrent avec respect et douleur sur lecorps de La Tour-d’Auvergne, de celui que, deux mois auparavant, Bonaparte avait proclamé le premier grenadier de France. La prise de Feldkirch com-pléta la belle campagne de Moreau, et, en assurant ses communications avecl’armée d’Italie , contraignit le général Kray à suivre, à Parsdorf, l’exemplede Mêlas. Les deux armistices préparèrent la fameuse paix de Lunéville ; maisil fallait encore l'acheter par de brillants combats en Allemagne , et par d’im-portants avantages en Italie .

Avant d’arriver à Paris, le premier consul s’arrêta à Lyon , dont il ordonnade réparer les ruines et de relever les monuments. De retour dans la capi-tale, il y trouva une exaltation qui dut lui donner l’idée de tout ce qu’ungrand génie favorisé par la gloire pouvait attendre d'un peuple aussi passionné.A la première nouvelle de la victoire de Marengo , Paris avait été subitementilluminé ; un tel succès, aussi imprévu qu’immense, avait confondu dans uneespèce de culte toutes les classes de la société, et semblait devoir produire lafusion de tous les partis ; mais aussi, dès ce jour tout le gouvernement, et mal-heureusement toute la patrie, furent dans un seul homme.