DK NAPOLEON.
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Ce grand duel semblait interminable en raison des griefs des deux partis : l’unne reconnaissait pas môme l’état politique du gouvernement français ; l'autre,la souveraineté des mers dont son rival était en possession. L’Angleterre comp-tait alors cent trente mille marins, et sept cent quatre-vingts bâtiments deguerre bloquaient les ports de la France et de ses alliés. Resté seul armé contrece terrible adversaire, Bonaparte trouva dans l'énergie de son caractère et danscelle de la nation d’immenses ressources. Tous les points vulnérables des côtesde l’Océan se couvrirent de batteries et de redoutes, depuis l’embouchure de laGaronne jusqu’à celle de l’Escaut. Une armée formidable défendait toutes cespositions. Les lignes télégraphiques furent multipliées de Paris à Boulogne ,qui, placé en face de l’ennemi, s’offrait comme le port naturel de l’expéditionprojetée, dont le commandement fut confié au vice-amiral Latouche-Tré-ville. La persévérance et l’intrépidité triomphèrent à la fin de tous les obstaclesde l’étroit blocus qui ceignait la France . Les flottilles construites sur les rivièresarrivèrent successivement, sous la protection des batteries des côtes, au ren-dez-vous de Boulogne. Plusieurs actions entre les chaloupes françaises et les
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croisières anglaises donnèrent de la valeur à cette nouvelle lutte, et inquié-tèrent souvent ce mépris hautain que le cabinet britannique affichait contreelle.
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