Il 1 ST 0 1 U !•!
28 :»
venu faire une répétition de la descente, pour tromper les Autrichiens et occu-per les Anglais . En effet, sous ses yeux, ses équipages furent embarqués; lecorps entier du maréchal Soult le, fut pendant quarante-huit heures. En s'assu-rant une armée formidable, qu’il s’apprêtait à quitter pour voler en Allemagne ,en veillant sur la conservation de nos (lottes répandues au-dehors, et de sesimmenses préparatifs d'invasion contre l'Angleterre, Napoléon improvisait danssa pensée le vaste ensemble des mémorables opérations militaires de la cam-pagne d’Austerlitz. 11 est impossible d'omettre dans la vie de ce grand capitainele fait rapporté à ce sujet par un homme dont personne ne récusera le témoi-gnage. « M. Daru était à Boulogne , remplissant les fonctions d'intendant-généralde l’armée. Un matin, l'Empereur le fait appeler dans son cabinet ; Daru letrouve transporté de colère, parcourant à grands pas son appartement, et nerompant un morne silence que par des exclamations brusques et courtes...« Quel amiral!... Quels sacrifices perdus!... Mon espoir est déçu. Ce Ville-« neuve ! au lieu d’être dans la Manche, il vient d’entrer au Ferrol ! C’en esl<( fait! Il y sera bloqué... Daru, mettez-vous là, écoutez et écrivez. » E’Em-
ii rfftiüfi
[hiU HmlntHiJ
pereur avait reçu de grand matin la nouvelle de l’arrivée de A illencuve dansun port d'Espagne où il se trouvait bloqué; il avait vu sur-le-champ l'expédi-tion d’Angleterre avortée ; les immenses dépenses de la flotte et de la flottilleperdues pour longtemps, pour toujours peut-être! Alors, dans l’emportement