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Menitz, la gauche au pied des Montagnes, entre les deux bassins de la Schwartzaet de la March. Cette ligne a devant elle le Santon, position élevée d’où Napo-léon peut embrasser à la fois toutes les opérations. En parcourant les hauteursde Pratzen, il avait dit à ses généraux : « Si je voulais empêcher l’ennemi de« passer, c’est ici que je me placerais; mais je n’aurais qu’une bataille ordi-« naire : si, au contraire, je resserre ma droite en la retirant vers Ilriinn, et« que les Russes abandonnent ces hauteurs, ils sont perdus sans ressources. »Le sort de la monarchie autrichienne allait être décidé dans les plaines de laMoravie , autour d’une petite ville à deux lieues de Briinn.
Le 1 er décembre, Napoléon voit avec une indicible joie les Russes , animésde la plus funeste confiance, exécuter en plein jour leur mouvement de flancpour tourner sa droite. Il s’écrie à plusieurs reprises : « Avant demain au soir,cette armée est à moi ! » et dans ce moment même, il dicte une proclamationqui met les troupes dans la confidence des projets de l’ennemi et du succèsassuré de nos efforts. Le soir, il veut visiter incognito les bivouacs de son armée;mais, reconnu dès les premiers pas, soudain toute la ligne est éclairée par desfanaux de paille, et nos soldats, transportés d’allégresse, célèbrent déjà la vic-loire du lendemain.
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On rapporte cjue clans cette tournée cjui fut longue, un vieux grenadier s'ap-
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