DE NAI'OL EON.
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Soult et llernadotte. Prévenu partout, à peine s’il eut le temps de se jeter dansLubeck . Suivi par les trois maréchaux, une terrible action fut livrée dans lesmurs et hors des murs de cette ville. Soult força l’ennemi par la porte de Mulhen,Bernadotte par celle de la Trave ; et, entre les deux, le grand-duc de Berg poussasa fougueuse cavalerie. Les Prussiens se défendirent pied à pied dans les rues,sur les places, dans les ouvrages, dans les maisons. Tout fut escaladé, enfoncé,détruit. Après deux jours de combats, le général Bliiclier et le duc d’Oels serendirent avec cinq cent dix-huit officiers, onze généraux, soixante drapeaux,quatre mille chevaux, plus de vingt mille hommes, l’artillerie entière, en unmot, tout ce qui avait échappé à la journée d’Iéna et d’Auerstaedt.
Le lendemain de la prise de Lubeck , la grande place-forte de la Prusse,Magdebourg , bombardée par le maréchal Xey, se rendit. On y trouva vingt gé-néraux, seize mille hommes, les débris de cent soixante-dix bataillons, huitcents bouches à feu, d’immenses magasins. La nouvelle de la capitulation deMagdebourg, apportée en toute hAtc à Berlin parle baron de Saint-Aignan,aide-de-camp du prince de Neuchâtel , empêcha l’Empereur de signer la paix,négociée entre le grand-maréchal Duroc et le marquis de Lucchesini. Lueheure plus tard cette paix était conclue. L’Empereur frappa la Prusse et ses al-liés d’une contribution de cent soixante millions.