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Histoire de Napoléon / par de Norvins ; vignettes par Raffet
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I)K NAPOLÉON.

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qu'aucun obstacle ne pouvait plus arrêter, continuaient leur marche victo-rieuse. La capitale de la Haute-Silésie , (ilogau, investie par le prince Jérôme,traitait pour sa reddition. La capitale de latïrande-Pologne, Poseu, recevait dansses murs le maréchal Davoust. Les Russes touchent enfin le terrain où Napoléon ne va pas tarder à les joindre. L’armée russe, qui forme à elle seule toute lacoalition depuis la destruction des Prussiens et la disparition des troupes sué-doises, arrive dans le faubourg de Varsovie , dans ce faubourg de Praga dontles habitants n’ont pas oublié le massacre de toute une population par ces mêmesRusses .

Les négociations suivies entre le grand-maréchal I)uroc et le marquis deLuccliesini avaient amené une suspension d'armes, par laquelle le roi dePrusse s’engageait à faire remettre aux Français les places non encore sou-mises; cette convention avait été signée à Charlotlembourg. En attendant laratification du roi Frédéric, la guerre va nous ouvrir les portes de ces villesabandonnées à elles seules au milieu de l’occupation française. Le maréchal.Mortier prend possession de Hambourg . Brême, les duchés de Mecklembourg.le Hanovre , sont occupés. Peu de jours après, un embargo général ferme l’F-lbeet le Weser , ainsi que les ports ci-devant anséatiques, au commerce des enne-mis de la France. Deux décrets datés de Berlin les menacent tous à la fois : l'unorganise les gardes nationales de F'rance, et appelle à la formation de leurscohortes les citoyens de vingt à soixante ans, soit pour le service intérieur, soitpour le service actif; l’autre crée ce fameux système continental qui déclareles Iles-Britanniques en état de blocus, et applique la saisie à toute marchan-dise anglaise, à tout Anglais, trouvés sur le territoire de la France , sur celuides pays qu’elle a conquis et de ceux qui reconnaissent la domination de sesalliés.

Napoléon quitte Berlin pour se porter sur le lieu des nouvelles opérationsmilitaires; son quartier-général est à Posen . Le lendemain, le grand-duc deBerg entre à Varsovie . Le général Beningsen a refusé la bataille qu’on lui pré-sentait, et repassé la Vistule , dont il a brûlé le pont derrière lui. Le 1 er décem-bre, Napoléon adresse à son armée la proclamation suivante :

« Soldats !

« 11 y a aujourd’hui un an, à cette heure même, que vous étiez sur le champ« mémorable d’Austerlitz. Les bataillons russes , épouvantés, fuyaient en dé-« route, ou enveloppés, rendaient les armes à leurs vainqueurs. Le lendemain,« ils firent entendre des paroles de paix, mais elles étaient trompeuses. A peine« échappés, par l’effet d’une générosité peut-être condamnable, aux désastres« de la troisième coalition, ils en ont ourdi une quatrième. Mais l’allié sur la

3 !)